‹ Histoire des États-UnisChapitre 72 sur 119 · Bancroft, II, 35âw · texte numérisé non relu

Bancroft, II, 35âw

loDgue ; elle se résume en un seul fait : un attachement sincère, constant à la liberté religieuse et à la liberté politique ; cela ne vaut-il pas mieux que ces annales où les agitations que cause le despotisme tiennent une si grande place?

L'essai de colonisation de la Nouvelle-Jersey avait fait connaître à Guillaume Penn les ressources qu'offrait l'Amérique du Nord, et surtout les bords du Delaware. Par une ambition naturelle aux chefs de secte, il voulut fonder une colonie pour cette Société des Amis (c^est le nom qu'ils se donnaient eux-mêmes et non pas celui de quakers ou trembleurs) dont il était le plus ferme appui par son esprit, sa naissance et sa position.

Quelques mots sur cet homme remarquable à plus d'un titre ne seront point déplacés, non-seulement

parce que la colonisation de la Pensylvanie fut son œuvre, mais encore parce qu'au dernier siècle Penn a été pour les philosophes français un perpétuel sujet d'éloges et d'admiration. Ouvrez Voltaire *, Mably ou Raynal, il semble que Penn ait été le premier législateur de l'Amérique, ou du moins que seul il y ait apporté le respect des Indiens, la tolérance religieuse, le libre gouvernement.

Il y a de l'exagération en tout cela ; la Pensylvanie est une des dernières colonies fondées sur cette terre qui n'a connu que des gouvernements Ubres, et nous verrons même que la constitution que se donnèrent les émigrants fut empruntée des provinces voisines, ou si

i. Dictionnaire philosophique^ yo Quaker.

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