I. Bancroit, II
PENSTLVANIS. 311
aucun moyen de nuire; il ne faut pas que la volonté d'un homme puisse empocher le honheur d*un pays. — La fin suprême du gouvernement y ajoutait-il ^ c'est de maintenir le peuple dans le respect et de le garantir contre les abus de Tautorité^ car la liberté sans obéissance est confusion, et l'obéissance sans liberté est esclavage^. »
Le premier acte de souveraineté que fit Penn fut de convoquer tous les habitants pour leur faire voter une constitution. Ils préférèrent y paraître par représentants, et en trois jours on rédigea une charte où perce l'esprit des qualsers, esprit plus libéral et moins formaliste que celui de la Nouvelle- Angleterre.
Dieu fut déclaré le seul seigneur et mattre des consciences; en d'autres termes, on reconnut la liberté de toutes les communions chrétiennes. Cette liberté, que les autres sectes ne donnaient que par tolérance ou par politique, était un article de foi pour les quakers, qui fondaient la religion sur rilluminatîon intérieure. Persécuter ^ suivant les paroles de Penn, c'était empêcher Fceuvre de la grâce de Dieu et Vinvisible opération de son esprit étemel. Ne Toub lions pas, c'est au temps des dragonnades que Penn se faisait Tapôtre de cette sainte maxime et proclamait les lois suivantes :
« Pour empocher qu'aucune secte ne puisse s'élever audessus des autres, à cause de quelques places publiques ou de quelques 'salaires ou gages qu'elle tirerait des deniers publics qui viennent de tous les habitants sans distinction quelconque, on n'établira aucune église cathédrale ou principale,