‹ Histoire des États-UnisChapitre 76 sur 119 · Baocroft, H · texte numérisé non relu

Baocroft, H

ni assemblée à laquelle, ou à ses ministres, aucun soit contraint de contribuer pour quoi que ce soit.

« Et, afin que chacun puisse jouir de la liberté de conscience, qui est un droit naturel gui appartient à tous le$ hommesj et qui est si conforme au génie et au caractère de gens paisibles et amis du repos , on établit fermement nonseulement qu'aucun ne sera forcé d*assister à aucun exercice public de religion ; mais aussi on donne un plein pouvoir à chacun de faire librement Texercice de son culte^ sans ayoir à craindre aucun trouble ni empêchement en quelque manière que ce soit, pourvu que l'on fasse profession de croire en un seul Dieu éternel, tout-puissant, qui est le créateur, conservateur et gouverneur du monde, et que l'on remplisse tous les devoirs de la société civile que l'on est obligé de remplir envers ses concitoyens <. »

Toute la législation se ressentit de cet esprit de douceur et de religion. L'égalité fut introduite dans les familles par rinterdiction des privilèges de primogéoiture, qui, en Angleterre, étaient passés dans les mœurs plus encore que dans les lois. La parole d'un honnête homme valait comme témoignage sans être confirmée par serment. Tout homme atteint par les charges publiques possédait le droit de suffrage, tout chrétien était éligible aux fonctions de l'État, sans égard à sa confession. Nulle taxe, nul impôt ne pouvait être levé qu'en vertu d'une loi, et il y fallait le consentement des deux tiers du conseil et de l'assemblée ^.

La sévérité des quakers en matière de mœurs leur fit défendre les bals, les mascarades, les spectacles, les

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