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Charte de Pensylvanie, art. ii

PEMSTLTANIE. 313

cartes, les dés, les duels, le luxe des habits et des repas ; leur douceur leur fit abolir la peine de mort, hormis le cas de meurtre, et les premiers ils firent de la prison une maison de travail. Il n'y eut ni taxes des pauvres, ni dîmes; on ne connaissait point la misère dans la. colonie, et quant aux dîmes, elles étaient en horreur aux quakers, qui n'ont point de ministres et qui considèrent comme une simonie dp tirer du culte un revenu. Quant à la distribution des pouvoirs publics, celle que Penn avait imaginée différait en quelques points de Tusage ordinaire. A côté d'un conseil nommé pour trois ans et se renouvelant par tiers, il y avait une assemblée annuelle ; en d'autres termes, deux chambres , tandis que partout ailleurs , au début, on n'en voit qu'une seule. Le Conseil et le gouverneur avaient l'initiative ; les lois étaient ensuite soumises au peuple réuni en assemblées primaires; l'assemblée législative n'avait d'autre fonction que de proclamer la sanction populaire. Ce rôle modeste de la seconde chambre ne doit pas étonner; le mandat impératif était une idée favorite des quakers; ils ne considéraient les représentants que comme des serviteurs du peuple; c'est à ce titre que la constitution de la Nouvelle-Jersey attribuait à chaque député un shilling par jour qui devait lui être payé directement par ses électeurs, afin qu'il fût connu comme le serviteur du peuple^. Mais l'assemblée eut bientôt conquis l'initiative, et, sauf le veto réservé aux propriétaires, que la charte de Charles II déclarait res-

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