‹ Histoire des États-UnisChapitre 80 sur 119 · Dict, phil. , v® Quakers · texte numérisé non relu

Dict, phil. , v® Quakers

2. Penn faisait des conditions plus favorables aux pauvres Français protestants, qu'aux émigrants même Anglais, et cela sans distinctiofl d'Église. (Âmér, angl., p. 124.)

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commerciale, la plaçant entre deux rivières, la Schuylkill et le Delaware; Philadelphie qui, en août 1683, consistait en quatre misérables cabanes, avait trois ans plus tard fait des progrès plus grands que New-York en un demi-siècle. Ce fut le moment le plus heureux et le plus glorieux de la vie de Penn : c< Je puis dire sans vanité, écrivait-il, que j'ai fondé en Amérique la plus grande colonie que jamais homme ait étabhe avec son crédit privé ; c'est parmi nous que se trouvent les plus heureux commencements. y>

Le gouvernement organisé, une paix durable établie avec les Indiens, la constitution adoptée , les cours de justice instituées, la mission de Penn était accomplie. 11 fit ses adieux à la colonie, comme ces anciens législateurs grecs qui disparaissaient, leur œuvre achevée. *

« Mon amour et ma vie sont à vous et avec vous. Ni la mer n'éteindra ma tendresse, ni la distance ne la finira. J*ai été avec vous^ j'ai veillé sur vous ; je vous ai servis avec un amour sincère et vous m*ôtes chers au delà, de toute expression. Je vous bénis au nom et par le pouvoir du Seigneur, et puisse Dieu vous bénir en vous donnant la justice, la paix et Tabondance. — Vous êtes venus sur une terre tranquille; la liberté et l'autorité sont dans vos mains. Gouvernez au nom de celui que les princes reconnaîtront un jour pour le guide suprême* Et toi, Philadelphie, établissement vierge, nommée avant ta naissance, quel amour, quel soin, quelle peine^ quel travail il a fallu pour te mettre au monde! Puisses-tu être gardée du mal qui t'opprimerait, puisses-tu, fidèle au Dieu de merci, persister dans la voie de justice pour être sauvée à la fin I Mon j ) Ame prie Dieu pour toi pour que tu puisses être droite au jour ^i du jugement, que tes enfants soient bénis du Seigneur, et

ton peuple sauvé par son pouvoir. — Ghers amis« mon amour vous salue tous ^ »

Penn retourna en Angleterre, laissant la colonie se développer en toute liberté. Ce départ, souvent regretté, fut heureux pour la plantation et pour la tranquillité de son fondateur. Il avait établi la démocratie^ mais luiménoe était un souverain féodal. C'était là, dans un jfjième gouvernement, deux éléments incompatibles, et pendant près d'un siècle l'histoire intérieure de la Pensylvanie n'offre que la lutte de ces intérêts opposés. Dès 1686, on voit le peuple, sans en avoir conscience, poursuivre le but qu'il ne devait jamais perdre de vue: Taffaiblissement des droits qui restaient à Penn, comme souverain et comme propriétaire. Penn s'était attribué de larges portions de territoire en propriété privée; lui seul pouvait acheter le sol aux Indiens ; et enfin il s'était réservé les redevances coutumières, la quitrent sur les terres qu'il vendait. Après lui ce sont des querelles perpétuelles entre ses fils et les planteurs, au sujet du gouvernement , de la préemption des terres indiennes, de la quitrent qu'on veut consacrer au service public. Toutes ces discussions ne se terminèrent qu'à la révolution, où les droits de la famille Penn furent achetés par la colonie moyennant une indemnité de 130,000 Uwes, sterling. La Pensylvanie, devenue État indépendant, considéra que, dans la rigueur du droit, la révor lution Tavait affranchie de toute souveraineté et que ks droits de la famille Penn étaient abolis comme ceux de

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