Art
3. Gouvernement de Pologne, à la suite do Contrat social, édition de Paris, 1792, p. 3:J3.
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grand. Le but en politique (les philosophes l'oublient souvent), c'est le mieux relatif, ce n'est pas la perfec-
V tion absolue.
\ Une mesure sage, et qui devançait le siècle, établissait la publicité pour tous les faits, tous les actes des citoyens qui intéressent le public; il devait y avoir dans chaque seigneurie des registres pour les naissances, les mariages, les décès, les transmissions et les obligations de propriété*.
Le gouvernement des villes était modelé sur les libres municipalités d'Angleterre. L'administration de la cité future était remise à un mairo, secondé par douze aidermen et un conseil de vingt-quatre membres *. C'était beaucoup pour des villages qui de longtemps ne comptèrent une centaine d'habitants.
Je remarque eupore dans l'organisation du jury un principe que nous avons adopté, mais qui est contraire à l'esprit de la loi anglaise, et qu'elle a toujours repoussé : c'était la majorité qui faisait le jugement'. En Angleterre, où, à la différence de notre pays, la loi se préoccupe moins de la iiociété que de l'accusé, qui a plus besoin de protection, il faut l'unanimité du jury pour la condamnation. On tient qu'en matière politique surtout, la Uberté est compromise si la majorité suffit pour prononcer l'arrêt, et qu'en présence d'un pouvoir qui peut séduire ou menacer, c'est d'une faible minorité seulement qu'on peut attendre l'indépendance et la