HISTOIRE DES ETATS-UNMS
ensuite garnie do foin nouvellement fauché, pour mieux abriter ceux qui étaient réunis derrière. Sans vivres, sans eau et n'ayant des munitions qu'en très petite quantité, les Américains attendirent les assaillants. Ils étaient deux à trois mille à l'abri des retranchements et quatre mille Anglais les attaquaient. L'expérieHce de la guerre, la discipline manquaient aux Américains, tandis que les régiments anglais étaient composés de vétérans; mais les Américains avaient l'avantage de la position, ils étaient protégés par leurs terrassements, tandis que les Anglais étaient obligés, au contraire, de s'avancer en rase campagne. Avec tout le calme possible, ils attendirent, tandis que Putnam, Prescott et les autres chefs parcouraient les rangs en disant :
« Visez bien bas et attendez pour tirer que vous leur voyiez le blanc des yeux. »
Les soldats anglais avançaient lentement, accablés sous le poids de la chaleur et des sacs qu'ils portaient; mais leur marche était régulière et leur confiance en eux-mêmes absolue. Dès qu'ils parurent en vue des retranchements, ils ouvrirent le feu : à peine si quelques coups isolés leur répondirent. Bientôt ils ne furent plus qu'à une foute petite distance de Ja redoute. Alors le cri de feu retentit, et lorsque la fumée se dissipa, le sol apparut jonché de cadavres anglais, tandis que les survivants commençaient à opérer leur retraite. Une joyeuse clameur s'éleva des forts, à laquelle répondirent les braves qui gardaient la barrière. Ces derniers ne tardèrent pas à être attaqués par l'aile droite des Anglais. Les Américains gardèrent leur feu jusqu'au dernier moment; les trois quarts des assaillants tombèrent et le reste n'avança plus qu'avec hésitation. Deux fois les Anglais revinrent
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