‹ Histoire des États-Unis, racontée à la jeunesseChapitre 43 sur 96 · CONCORD, LEXINGTON ET BUN K ER-II 1 LL · texte numérisé non relu

CONCORD, LEXINGTON ET BUN K ER-II 1 LL

à la charge et deux fois ils furent repousses, sans perte sérieuse du côté des Américains. Enfin une troisième attaque fut résolue contre le fort principal. Ou vit alors les officiers anglais menacer leurs soldats récalcitrants et même les frapper à coups de plat de sabre pour les forcer à marcher. Putnam, lui, parcourait les rangs des patriotes, disant qu'il serait impossible aux Anglais de se rallier s'ils étaient repoussés encore une fois, et ses hommes répondaient en chœur : « Nous sommesprêtsà recevoir de nouveau les habits rouges. » Mais comme il s'aperçut que la poudre allait manquer, Putnam leur recommanda de no faire feu sur les Anglais que presque à bout portant. Cette fois les assaillants s'avancèrent à labaïonnette sans tirer et sous la protection de leurs batteries d'artillerie. Une restait à la plupart des Américains qu'une seule cartouche, et peu d'entre eux en possédaient plus de trois ; à peine quelques-uns avaient-ils des baïonnettes. Leur dernière cartouche brûlée, ils n'eurent plus d'autre ressource que d'opérer la retraite en aussi bon ordre que possible. Ils s'éloignèrent lentement, un à un, et perdirent plus de monde dans leur retraite que pendant le combat. Parmi ces pertes, il faut inscrire celle du brave général Warren, aussi fameux médecin que bon patriote. Il était président du Congrès provincial et servait alors la cause de l'Indépendance, non comme chef, mais comme simple volontaire. Lorsqu'il apprit sa mort, le général anglais Hove s'écria qu'en perdant Warren les Américains avaient perdu cinq cents hommes.

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