‹ Histoire des États-Unis, racontée à la jeunesseChapitre 68 sur 96 · FIN DE LA GUERRE DU MEXIQUE · texte numérisé non relu

FIN DE LA GUERRE DU MEXIQUE

Ces nouvelles causèrent une grande agitation à Washington. Le Congrès vota, le 11 mars 1848, la résolution que « par le fait de la République mexicaine, la guerre existait entre ce gouvernement et les Étals-Unis », Lien que les membres du parti whig déclarassent que les hostilités avaient été entamées non point par le Mexique, mais bien par le général Taylor.

Le Congrès vota aussi dix millions de dollars pour soutenir la guerre et décréta une levée de cinquante mille volontaires. 11 n'y avait qu'une médiocre sympathie pour cette expédition dans les Etats de l'est; mais les États du sud-ouest, qui étaient plus près du théâtre de la lutte, envoyèrent un grand nombre de volontaires au secours du général Taylor. Son armée, peu nombreuse d'abord , finit par s'élever à environ sept mille hommes. Avec ces forces, il prit en trois jours la place forte de Monterey, munie d'une garnison de dix mille Mexicains. Alors Santa-Anna, qui avait été auparavant président du Mexique et qui passait pour le meilleur général de cette République, prit le commandement de l'armée mexicaine. Il l'ut battu, lui aussi, par le général Taylor, avec des troupes inférieures en nombre, à Buena-\ista.

Le général Scott fut envoyé ensuite, avec une armée de renfort, pour attaquer Vera-Cruz, le principal porl fortifié du Mexique. Il espérait pénétrer ainsi jusqu'à la capitale et conquérir une paix glorieuse. Ses douze mille hommes, en effet, bombardèrent Vera-Cruz, qui se rendit avec la forteresse de Saint- Jean-d'LTloa, regardée après Québec comme la plus forte place du continent américain. Une flotte, commandée par le commodore Matthew C. Perry, le seconda dans eette attaque. Alors l'armée américaine marcha sur Mexico,

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surmontant tous les obstacles et remportant sur sa route une séria de brillants avantages, toujours contre des forces très supérieures. Parmi les combats audacieux qu'elle eut à livrer, on cite ceux de Cerro-Gordo, de Churubusco, d'El Molino del Rey et de Chapultepec. Enfin les Américains entrèrent à Mexico le 14 septembre 1847. C'était une ville de cent quarante mille habitants, et l'armée qui en prit possession ne s'élevait pas à six mille hommes.

Pendant ce temps, les provinces mexicaines étaient envahies de tous côtés. Le général Stephen Kearny pénétrait dans le Nouveau -Mexique, le colonel Doniphan dans le Ghihuahua, et le peu de troupes dont ils pouvaient disposer prenaient possession de ces provinces.

Le capitaine J.-G. Frémont, qui était en train d'explorer la Californie avec soixante hommes seulement, formait le projet de faire de ce pays un État indépendant comme l'avait été jadis le Texas; il avait invité en conséquence les colons américains de la vallée du Sacramento à seconder ses efforts. Frémont avait déployé devant ses troupes un étendard portant l'image d'un ours, emblème de la Californie indépendante; mais apprenant qu'une flotte américaine venait de prendre Montercy sur la côte, il crut devoir remplacer cette enseigne par le drapeau américain.

Après une série de combats avec les troupes mexicaines, il prit possession de la Californie pour les États-Unis ; le commodore Stockton et ses forces navales l'y aidèrent.

Sur ces entrefaites, un traité fut conclu avec le Mexique, par lequel cette République cédait aux États-Unis le Nouveau-Mexique et la Californie supérieure en consentant à accepter le Rio-Grande pour

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