‹ Histoire des États-Unis, racontée à la jeunesseChapitre 70 sur 96 · I1-T01RE DES ETATS-UNIS · texte numérisé non relu

I1-T01RE DES ETATS-UNIS

Lien avant qu'on eût songé à y chercher le précieux métal.

Sous l'administration de James Polk, trois nouveaux États furent admis à faire partie de l'Union américaine, ce qui éleva leur nombre à trente en tout: ce furent le Texas (1845), l'Iowa (1846), et le Wisconsin (l'848), dont les noms sont empruntés à des tribus indiennes ou à des rivières.

Le même sentiment anti-esclavagiste qui s'était opposé à l'annexion du Texas, se reproduisit très vivement, mais en vain, quand il fut question de l'admettre au rang d'État. LTowa fut tiré de la grande acquisition louisianaise, le Wisconsin sortit de l'ancien territoire nord-ouest qui appartenait originairement aux États-Unis. Ces deux derniers États étaient anti-esclavagistes, et l'on acquit de plus en plus la preuve que la multitude des émigrants étrangers choisissaient toujours de préférence, pour s'établir, un territoire libre plutôt qu'un territoire à esclaves, de sorte que les États libres étaient naturellement appelés à prospérer plus vite que les autres. Ceci rendit les esclavagistes plus désireux encore de se multiplier, afin de pouvoir résister au courant ; aussi de grands efforts furent-ils faits des deux côtés après la guerre du Mexique, pour s'assurer la vaste étendue du territoire nouvellement acquis.

M. Wilmot, de Pennsylvanie, proposa au Congrès une mesure, appelée la Clause Wilmot, qui excluait d'une manière absolue l'esclavage de toutes les nouvelles acquisitions territoriales. Cette clause fut longuement discutée et finalement repoussée ; mais l'agitation qu'elle fit naître amena la formation d'un nouveau parti dont le but était de s'opposer à l'extension de l'esclavage. On l'appela le parti du Sol libre

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