Le yard équivaut à m. o
son antagoniste un obus qui causa de grands ravages parmi l'équipage. Là-dessus le Merrimack dut opérer sa retraite, laissant la victoire au petit Munitor. Toute la nation respira à la nouvelle de ce succès, car si lo Merrimack avait pu entrer librement dans le port de New-York, il eût infailliblement détruit chacun des navires en bois qui s'y trouvaient.
La substitution des vaisseaux blindés aux vaisseaux en bois, dans toutes les marines du monde, date de cette lutte devenue historique.
Tandis que de si grandes choses se passaient sur terre et sur mer dans la Virginie, d'autres événements d'une haute importance avaient lieu ailleurs encore. Une expédition commandée par le général Burnside s'empara de l'île Roanoke et de plusieurs points de la Caroline du Nord. Les troupes de l'Union prirent le fort Pulaski et les ports de la Floride orientale. Deux forteresses furent occupées sur les rivières de l'ouest : le fort Henry sur le Tennessee et le fort Donelson sur le Gumberland. Pendant le siège de cette dernière place par le général Grant, le commandant confédéré ayant demandé dans quels termes serait rédigée la capitulation, on lui répondit sans conditions, « unconditional surrender », deux mots qui furent par la suite appliqués en guise de sobriquet au général Grant.
Après la chute du fort Donelson, les confédérés abandonnèrent Nashville, capitale du Tennessee, et furent chassés d'une île fortifiée du Mississipi appelée Vile n° 10. Une sanglante bataille eut lieu à Pittsburg Landing, le 6 avril 1862, entre les forces de l'Union commandées par Grant et les forces confédérées commandées par Johnslon et Beauregard. Le premier jour, le général Grant fut délogé de ses posi-