‹ Histoire des Évêques de Bale (volume 2)Chapitre 151 sur 612 · LE PRINCE DE BLARER ET SES FINANCES · texte numérisé non relu

LE PRINCE DE BLARER ET SES FINANCES

Le deuxième traité qui fut conclu et signé par l’évêque et Bâle, à la suite des débats et de la décision des arbitres de Baden, avait trait à l’importante question des combourgeoisies qui intéressait si fort l’état religieux du val de Laufon. Les parties apportaient au tribunal arbitral leurs plaintes mutuelles. Bàle accusai! l’évêque de porter atteinte aux libertés religieuses de ses sujets. L’évêque se défendit vigoureusement et fit un mémoire où il signalait les empiètements extraordinaires des Bàlois sur ses droits de souverain. 11 se plaignit surtout de ces traités de combourgeoisie qui favorisaient l’insubordination, en donnant à la révolte une audace qu’elle puisait dans l’appui de voisins puissants, devenus des combourgeois et des alliés. C’était un état anormal que le droit et la justice repoussaient; Christophe

d’Utenheim et Philippe de Gundelsheim avaient en vain essayé de s’opposer à la conclusion de ces traités ; leurs protestations avaient été non avenues ; les paysans

avons déjà parlé de ce trésor enfoui dans les caveaux de la cathédrale et remis au jour en 1832. En 1590, le conseil de Bâle vendit à son profit, les objets suivants: 44 calices d’argent doré, 48 patènes de même, trois paires de burettes d’argent ; une statue de la St.e Vierge d'argent, 2 autres monstrances d’argent dont l'une d’un grand poids; 2 autres monstrances d’argent, clans l’une desquelles était un verre; un encensoir d’argent, avec sa navette; une petite croix dorée qui était fixée sur un calice; tous les livres de chœur ont été lacérés et vendus. L’or qui couvrait le grand livre pesait 190 couronnes: il était orné de plusieurs perles et pierres précieuses. ■ — En 1590, le conseil de Bâle détenait, malgré les réclamations du chapitre, les revenus en blé se montant à 2638 sacs par année, 600 mesures de vin, 1650 livres 10 s. 5e rentes, plus les maisons du prévôt et du doyen et 65 maisons appartenant aux chanoines. Quant à la cathédrale, le chapitre continuait en 1588 à entretenir la toiture, la tour, les cloches, pour maintenir son droit. L’évêque y conservait son palais épiscopal où il logeait son procureur et quelques redevances provenant du voisinage. Le chapitre avait aussi deux maisons où demeuraient ses receveurs et plusieurs greniers pour recevoir les vins et le blé qu’il tirait de l’Alsace, du Sundgau et des lieux voisins. (Extrait d’un inventaire de 1311 et 1588 conservé dans les archives de l’ancien évêché de Bâle. Act. épisc. N° 366.)

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