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DE LA FORCE ET DE LA VALLETTE A FONTENAIS

du collège et contre la grosse tour contiguë ; de quatre heures du matin au coucher du soleil, ils lancent cent vingt-trois boulets de huit, dix et seize livres, mais sans faire aucun dégât important. Deux de leurs pièces sont mises par accident hors d'usage. 1

Les bourgeois, voyant que l’affaire devenait sérieuse, envoient des délégués au château pour exposer au colonel Laverne la fâcheuse position où se trouverait la ville si elle était abandonnée à la merci des assiégeants. Laverne les rassure ei leur promet de ne pas séparer son sort de celui des bourgeois. „Et afin, dit-il, que vous sachiez que je suis prêt à vivre et à mourir pour vous, je vais demeurer

Canons et pierriers sur leurs affûts.

A A A. Canon monté sur son affût, armé et équipé. — Autre canon garni comme le précédent, ayant de plus un avant-train fait d'un essieu et d'une paire de roues. — Coulevrine posée sur un chariot léger utile à l’artillerie dans les pays de terre forte.

B. Pierriers de fonte, montés sur pivot. On les chargeait par l’arrière en introduisant dans la volée la halle, les pierres ou les ferrailles, puis une boite faite de fer ou de bronze remplie de grosse poudre, serrée par derrière avec une cheville de fer. De la main gauche on faisait évoluer le pierrier pour la mire; on mettait le feu à la boite avec la main droite.

C C. Chargement et tir d’une pièce d’artillerie se chargeant et se déchargeant avec le bras; d’invention portugaise.

(L’Art de la guerre, par Manesson-Mallet, 1084.)

en ville avec vous et je ne vous quitterai pas que le siège ne soit fini." Les bourgeois se rassurent. Mais le 1 I juin, ils aperçoivent la plaine du côté de Gourtedoux couverte de troupes. C’était le reste de l’armée française qui arrivait, sous la conduite du maréchal de La Force et du cardinal de La Vallette. On pouvait estimer les troupes assiégeantes à vingt mille hommes, tant Français que Suédois. Le quartier général était à Fontenais : c’est là que le maréchal et le cardinal

1 -Le 10 juin 1635. un dimanche matin, furent dressées 4 pièces de canon, rière la muraille aux arquebusiers qui battaient contre la grosse tour et le collège et tirèrent jusqu’au soir 114 coups de-canon; une de leurs pièces se fendit. La pesanteur des balles était de 16 livres et les autres de 7 livres */ 2.“ (Remarques de Jean Cuenin, voeble sur la maison de ville de Porrentruy, témoin oculaire.) Les Suédois, trad. Trouillat, p. 50.

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