‹ Histoire des Évêques de Bale (volume 2)Chapitre 226 sur 612 · LES SUISSES PROTEGENT L’ÉVÊCHÉ DE BALE · texte numérisé non relu

LES SUISSES PROTEGENT L’ÉVÊCHÉ DE BALE

ville, d’autant que nonobstant le traité de paix elles entreprenaient sur les terres d’empire, fondées sur quelque léger prétexte, Son Excellence jugea à propos de mettre une garnison dans sa ville et chasteau et sur les plus importants passages de Delémont, de la Montagne, etc. Et à cet effet, sur la fin dudit mois, furent logés pour la garnison de la dite ville et château, 80 montagnards, auxquels l’on donna le pain de munition dès le château, et les bourgeois le service et couvert, avec trois livres de chair de la ville par soldat, les jours gras. Et en carême, leur donnaient quelque pidame les bourgeois où ils étaient logés. Le 1er de février, la bannière de Bienne fournit pour même sujet 125 hommes commandés par M. Schol, secrétaire de ladite ville, et M. Villebach son beau-fils et lieutenant. Et la bannière de la Bonneville 75 hommes commandés par M. Crette, auxquelles l’on ne donnait ni dès la ville ni dès le château autre chose que le service et couvert, étant obligés de se défrayer de l’argent que leurs communautés leur fournissaient.

Ruines du château de Milandre.

„Le 28 février, tous les avant -nommés soldats furent rechangés, et en leur place furent ordonnés de la bannière de Bienne 100 hommes, commandés par M. Thellung, capitaine, et le sieur Monnin, lieutenant; de la Bonneville 40 hommes, commandés par le sieur Bellejean; de la Montagne 40, commandés par le jeune Grandvillers, et de la prévôté de Moutier 60 hommes, commandés seulement par un sergent. Tous obligés de servir à leurs frais, sauf les Montagnards qui recevaient le pain de munition du château et pendant le carême le pidame de leurs hôtes.

„Le 4 mars, le général Rocs, étant pour le service du roi de France logé à Ensisheim, commanda une partie d’environ cent chevaux, qui sur. le point du jour vinrent piller et emmener tout le bestial des villages de Cœuve, de Lugnez, Damphreux et de Beurnevésain. Nouvelle qui donna une alarme à Son Excellence, qui sur le signal qu’il fit donner dès son château de trois coups de canon, tous les soldats de la garnison avec les bourgeois furent en armes; et de ladite garnison tant de Bienne que de la Bonneville, de la prévôté de Moutier et de la Montagne, en commanda un cinquante ou soixante, laissant libre aux bourgeois de se joindre

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