‹ Histoire des Évêques de Bale (volume 2)Chapitre 409 sur 612 · GOBEL, ARCHEVÊQUE DE PARIS · texte numérisé non relu

GOBEL, ARCHEVÊQUE DE PARIS

le vit se prosterner dans la boue au pied de l’arbre de la liberté!" 1 Ajoutons cpie Gobel avait alors soixante-cinq ans.

Laissons le commissaire en Rauracie, et retournons à l’évêque constitutionnel de Paris. Le soir même de son élection, Gobel s’élait rendu au club des Jacobins, qui avait beaucoup contribué à le faire nommer, et il avait dit à ces révolutionnaires fougueux qu’il venait puiser au milieu d’eux des leçons de sagesse, de modération et de civisme. Les évêques constitutionnels Loménie et Jarente euxmêmes refusèrent de donner l’institution canonique à Gobel, qui interjeta appel comme d’abus contre eux devant le tribunal du district. C’est ce tribunal qui

Gobel abdique l’épiscopat.

mit Gobel en possession du temporel de l’archevêché de Paris et délégua, poulie mettre en possession du spirituel, l’évêque jureur d’Autun, Talleyrand, qui se disposait à renoncer complètement à l’état ecclésiastique. Gobel, pour ne faillir à aucune ignominie, déféra au procureur-général syndic la noble et énergique protestation du vénérable archevêque de Paris, Antoine de Juigné.

L’installation de l’évêque constitutionnel se fit avec beaucoup de fracas, par le corps électoral, à l'église métropolitaine de Notre-Dame, le 17 mars 1791. L'église était remplie de grenadiers, et une décharge d’artillerie annonça le moment

1 Vautrey. Hist. du Col. de Porrentruy, p. 236. — Le 27 janvier 1793, les députés des „ Amis de ia Liberté"1 de Porrentruy, Saint-Ursanne, Lauffon, etc., reçus à la barre de la „Convefttion“, accusèrent le commissaire Gobel, „ d’avoir fait sa chose particulière de la chose publique pour s’affranchir du paiement d’une somme de mille louis qu’il devait aux États, sous le cautionnement de son neveu “.

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