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LES TROUPES AUTRICHIENNES DEMEURENT EN AJOIE

à son devoir, et le chanoine Priqueler de Saint-Ursanne, arrivé à Paris à la fin de mai, travaillaient énergiquement à perdre le prince de Roggenbach dans l’esprit, de l’Assemblée nationale. Le 21 juillet, l’évêque de Paris monte à la tribune et demande la lecture d’un nouveau mémoire que les syndic et députés des États de Porrentruy venaient d'adresser à l’Assemblée. Dans ce mémoire, Rengguer insistait sur la nécessité de mettre en état de défense les frontières du royaume et en particulier la ligne qui ouvre une entrée facile en Alsace et en Franche-Comté par le pays de Porrentruy; il rappelait l’inobservation du traité de 1780 et les dangers qui en résulteraient pour la France.

Gobel appuie les insinuations malveillantes de son neveu; il reprend le traité

Le général Luckner.

de 1780 qu’il déclare violé ouverlement par l’évêque de Râle. Il représente les sujets de l’évêché comme attachés à la France, gémissant sous le joug d’une injuste tyrannie. Les États du prince servent d’asile à des prêtres non assermentés; il trouble par ses écrits insidieux le repos des habitants du Haut-Rhin. Gobel conclut son discours en demandant que l’Assemblée nationale fasse savoir au prince-évêque de Râle l’étonnement que lui inspire l’infraction du traité de 1780, et le désir qu’elle a d’apprendre le renvoi des troupes autrichiennes, qu’elle voit avec indignation dans ses États. L’Assemblée décida que son comité diplomatique lui ferait le lendemain un rapport sur cet objet.

Le 23 juillet, André, rapporteur du comité, conclut à un simple avertissement à donner à l’évêque de Bâle, en le priant de rassurer l’Assemblée nationale sur le séjour des Autrichiens dans ses États. Gobel demande que l’ambassadeur du

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