‹ Histoire des Évêques de Bale (volume 2)Chapitre 423 sur 612 · PROGRES DE LA REVOLUTION · texte numérisé non relu

PROGRES DE LA REVOLUTION

Sous les ordres de ce brave commandant, la tranquillité ne fut plus troublée jusqu’à l’arrivée des Français ; un bataillon de volontaires pris dans le sein de la population suffisait pour maintenir l’ordre à Porrentruy et dans les environs. On crut un instant à une nouvelle expédition tentée par Rengguer et ses partisans contre la ville et le château. Avec deux canons doublés de bois, des vivres et des munitions, une poignée de révolutionnaires s’avance vers Cbevenez; les volontaires de Porrentruy, avertis des projets de Rengguer, se mettent en marche vers le village, où la troupe doit avoir fait une balte. A leur arrivée, les braves

Costumes des soldats de la République.

ont déjà pris la fuite, et les volontaires rentrent sans coup férir à Porrentruy. 1 On se croyait à l’abri de toute surprise, et le magistrat, plein de confiance, avait député à Rienne deux membres de son conseil pour supplier le prince de revenir dans la capitale de ses États (39 juillet), lorsque l’arrivée des Français vint changer entièrement la face des choses (31 août). Jusqu’alors, l’occupation militaire s’était bornée à Delémont et aux Rangiers; Porrentruy avait été respecté. Il était, temps de frapper à la tête.

Le 31 août, deux cent cinquante hommes du régiment de Guienne font leur entrée en ville; cent cinquante sont aussitôt logés dans le bâtiment du séminaire; les autres vont rejoindre la troupe cantonnée à Delémont. Les volontaires de la

1 Relation de M. Scheppelin. p. 41.

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