‹ Histoire des Évêques de Bale (volume 2)Chapitre 437 sur 612 · LES PRÊTRES JUREURS · texte numérisé non relu

LES PRÊTRES JUREURS

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ce fût, parce que les autorités, au lieu de le soutenir, comme ci-devant, ne faisaient que se moquer de lui, le prenant pour un charlatan ... Il y avait même de ces chefs du gouvernement, qui allaient attendre le peuple au sortir des offices et leur disaient mille impiétés et mille blasphèmes. Voici donc ce que les prêtres jureurs avaient gagné au changement des autorités. Puis on vendit les dots curiales, les granges et maisons de curés. Leurs dîmes furent supprimées. En sorte qu'il ne leur resta pour vivre qu’une modique pension, payée en assignats qui à peine suffisait pour leurs habits. Dès qu’ils osèrent se plaindre, on les mit tous en prison où ils restèrent pendant quelques mois. Dès lors ils furent interdits de leurs fonctions. En restant dans leurs paroisses, ils furent contraints de vivre

des charités des bonnes gens. Quelques-uns quittèrent la maison curiale pour se retirer chez des paysans patriotes. On peut juger quelles privations ils durent éprouver, tandis que tous les prêtres émigrés du pays ne manquèrent de rien . . . “ 1 „Les prêtres jureurs n’avaient qu’une petite poignée de gens à leur messe et à leurs autres offices : c’étaient les patriotes. Ces prêtres étaient tellement détestés par le grand nombre qu’ils étaient obligés de se faire escorter par des soldats armés pour aller faire leurs fonctions, afin de ne pas se faire massacrer. Dans les paroisses où il n’y avait pas de ces prêtres, les patriotes s’avisèrent d’en faire venir dans les commencements par ci par là. Mais cela ne fut pas de longue durée, parce qu’on ne les souffrait pas et qu’on leur faisait toutes sortes d’avanies.

Fac-similé d’uiTAableau ayant ^servi d’exercice de lecture aux enfants des écoles.

T.'étre suprême, dont l'existence fut décrétée par la Convention le 7 mai 1744, sur la proposition de Robespierre, n'étant qu’un dieu impersonnel, un être imaginaire, doté par ses inventeurs d’attributs et de qualités conformes à leurs caprices. (Gaume, La Révolution, t. II. p. 3g.)

1 Kætschet, Hist. du pays de Porrentruy, t. I. p. 28 et suiv.

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