FÊTES PATRIOTIQUES
de la Patrie, qui avait été dressé au Gras du Barmé, et coupèrent l’arbre de la liberté qui avait été planté solennellement auprès delà maison commune le 18 mars 1794. La réparation suivit de près les méfaits. Le quintidi, 35 germinal (14 avril 1795), les cloches se firent entendre comme aux jours des grandes fêtes civiques; les boutiques étaient fermées, les maisons ornées des couleurs nationales. Toutes les troupes étaient sous les armes. A deux heures et demie, le cortège, ou toutes les autorités étaient présentes, se rendit sur la place publique; le président du département, Roussel, fit un discours ; après quoi, le nouvel arbre de la liberté fut planté à la droite de la porte de la maison commune, aux cris de joie de toute
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Fête de la Liberté et la Déesse de la Raison.
L’autel de la patrie au Gras du Banné.
l’assistance et au son des cloches. Pour faire respecter ce signe de la liberté, le tribunal révolutionnaire avait fait dresser à quelques pas du jeune tilleul, une guillotine qui resta en permanence pendant toute cette triste période. La première victime de ce redoutable tribunal fut un nommé Gœtschy, ancien chasseur du prince, à Yendelincourt, qui avait parlé avec mépris du gouvernement français; puis, un juif étranger, pour être entré sur le territoire français sans passeport. 1
La mort de Robespierre (39 juillet 1794) préserva le Mont-Terrible des massacres qui avaient signalé les premières années de la Révolution française. La guillotine de Porrentruy ne fut guère qu’un épouvantail, et, à part un meurtrier qui subit la peine capitale le 19 octobre 1797, l’horrible machine resta dans un
1 Notes de M. l’avocat Guélat.