‹ Histoire des Évêques de Bale (volume 2)Chapitre 453 sur 612 · CHAPITRE XXXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXIX

du diocèse. Les membres du presbytère devaient être au nombre de douze. Les réunis prétendaient emprunter le presbytère à l’Église primitive. Les jureurs du Haut-Rhin prirent acte de la déclaration de l’encyclique des réunis. Lorsque la Convention eut décrété, le 6 septembre, une nouvelle persécution contre le clergé fidèle, ils crurent le moment favorable. Un certain nombre d’entre eux se réunirent à Soultz, le 22 septembre, jour de la fête patronale de cette paroisse ; et, comme les réunis de Paris avaient donné une constitution au nouveau schisme de France, de même les réunis de Soultz donnèrent un presbytère au Haut-Rhin, qui n’en avait point, puisque les vicaires épiscopaux d’Arbogaste Martin avaient apostasié, ou s’étaient dispersés.

L’abbé Grégoire.

Le 13 janvier 1796, les membres du presbytère étaient assemblés à Aspach, à l’effet de dresser la pastorale pour le carême. Ils délibérèrent, le 17 février, sur la privation de ministres du culte qu’éprouve la paroisse de Belfort. Le même jour ils partagèrent le diocèse en douze arrondissements, pour l’expédition plus facile des affaires ecclésiastiques. A la séance du 15 mars 1796, ils frappent enfin le grand coup, et poussent leur audace sacrilège jusqu’à ordonner l’élection d’un évêque schismatique. L’élection devait avoir lieu dans toutes les paroisses du Haut-Rhin, ayant des curés assermentés, le 3 avril 1796, dimanche de Quasinmd o, suivant les formes déterminées par la deuxième encyclique des réunis de Paris, datée du 13 décembre 1795. Les curés étaient priés de se réunir dans le courant de la semaine qui précédait le 3 avril, pour conférer ensemble sur le choix des hommes qui pouvaient être appelés à l’épiscopat. Ils devaient prévenir non

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