‹ Histoire des Évêques de Bale (volume 2)Chapitre 484 sur 612 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

le passage libre au milieu d’une foule immense. Au bout du majestueux escalier de l’église les deux Conseils en costume se trouvèrent réunis et accompagnèrent Sa Grandeur à Son entrée. Le chœur était magnifiquement décoré et le nouvel Évêque prit sa place sous Son baldaquin; la cérémonie se termina par un Te Deum à grand orchestre après lequel le Clergé et les Députations accompagnèrent M. le Coadjuteur jusque chez lui. “

Le nouveau coadjuteur annonça son entrée dans l’administration du diocèse de Bâle dont le prince de Neveu se déchargeait sur lui, par une lettre latine adressée de Soleure au clergé diocésain le 1er novembre 1830. Malheureusement une mort prématurée vint anéantir toutes les espérances que l’on avait lieu de fonder sur le nouveau coadjuteur. Ce fut lui qui donna le mandement de carême de 1831. „ C’est la première fois que nous vous parlons comme évêque, disait-il dans cette lettre pastorale, datée de l’hôtel de la prévôté de Soleure ; ah ! écoutez donc notre voix. “ (18 février 1831.) Mais déjà Mgr de Glutz était malade. Dans une lettre écrite à M. Hennet, curé de Delémont, le 7 juillet 1831, il rend compte de son état maladif. „Durant cet hiver, dit-il, j’ai souffert des yeux, de la tête, des pieds, au point que j’étais hors d’état de remplir mes devoirs envers mes amis et envers l’Église. Cependant mon médecin me fait espérer qu’au mois prochain je pourrai reprendre toutes mes fonctions et que j’aurai le plaisir inexprimable de revoir mon cher Delémont. Je commencerai à faire un petit essai de mes forces à Saint-Urbain où je compte de passer une huitaine. S’il réussit, je me mettrai de suite en route pour parcourir le diocèse ..."

L’état de santé du vénérable coadjuteur ne s’améliora pas et ce fut M. le provicaire de Bilieux qui fit la circulaire d’usage au clergé pour la fête d’actions de grâces, le 33 août 1831, le mandement de carême de 1833 (30 janvier) et encore la lettre d’usage pour la fête fédérale (19 août 1833), comme aussi le mandement de carême de 1833 (30 janvier). Le 6 juillet de cette année, le pape Pie VII fit une chute qui amena sa mort. Le provicaire de Bilieux, par une circulaire du 33 juillet 1833, ordonna des prières pour le souverain-pontife. Après la mort de Pie VII, arrivée le 30 août de la même année, ce fut le coadjuteur qui adressa au clergé du diocèse la lettre pastorale demandant des prières pour le pape défunt et pour son successeur futur (39 août 1833). L’élection de Léon XII qui eut lieu le 38 septembre de la même année fut annoncée au diocèse de Bàle par un mandement du prince de Neveu, émanant du provicaire de Bilieux (30 octobre 1833). Cet éminent ecclésiastique venait de présider la première retraite du clergé qui avait eu lieu durant le mois d’octobre dans le séminaire de Porrentruy rendu à sa pieuse destination. La retraite s’ouvrit le 6 octobre; on y compta trente-et-un prêtres du Jura bernois : M. le provicaire de Bilieux et son frère, le directeur des études, le chanoine Ignace de Bilieux, M. Cuttat, curé de Porrentruy, les curés de Cœuve, Lamotte, Courtedoux, Damphreux, le Noinnont, Breuleux, Gourchapoix, Chevenez, Montignez, Fontenais, Bressaucourt, Courroux, Dittingen, Fahy, Bure, Rebeuvelier, Saint-Ursanne, Charmoille; plusieurs anciens religieux de Bellelay, professeurs au collège; les Pères Gramatte, Ertel, Fleury, Voirol, etc.

Dans l’allocution touchante, par laquelle le vénérable provicaire inaugura les exercices de cette retraite, nous remarquons ces paroles: „Je dois d’abord vous exprimer au nom de Son Altesse Mgr notre Révérend issime Évêque, combien il a été édifié et consolé en apprenant l’empressement avec lequel vous avez désiré et demandé le retour des retraites ecclésiastiques interrompues depuis si longtemps.

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