DIFFICULTÉS SUSCITÉES A L’ÉVÊQUE
La nouvelle constitution fut votée. En 1837, le gouvernement de Berne réclama le serment du clergé. Mgr Salzmann agréa d’abord une formule qui lui paraissait acceptable. Le clergé, sommé de prêter le serment à la constitution, réclama l’assentiment du Saint-Siège et refusa le serment. Aussitôt on suspendit le traitement des curés du Jura. Le village de Vendelincourt, ayant refusé de payer l’impôt qu’il appliquait au traitement de son curé, fut occupé militairement. Enfin le 21 août 1832, arriva la réponse du Saiut-Siége qui autorisait la formule du
Cuttat, curé de Porrentruy.
serment avec la réserve suivante: je prête ce serment en tout ce qui n’est pas contraire aux droits de l’Eglise catholique romaine. Mgr de Bâle transmit cette décision aux intéressés; le gouvernement bernois, informé de la réserve imposée par Rome, n’y fit aucune opposition et parut l’ignorer. Bien ne s’opposait plus à la prestation du serment qui eut lieu le 27 septembre 1832. Ce fut une règle pour l’évêque de Bâle, qui défendit énergiquement au clergé d’Argovie se trouvant dans un cas analogue, de prêter le même serment, sans y joindre expressément la réserve prescrite par le Saint-Siège (1832). Le gouvernement argovien dut subir cette restriction qu’il repoussait d’abord. L’évêque éprouva dans d’autres circonstances son mauvais vouloir. — En 1832, un argovien veut épouser sa cousine sans dispense de l’Église. Le curé refuse de bénir un semblable mariage.