PREMIERES ANNEES DE M«R LACHAI
appartenant à la famille des Lâchât, et y célébrer les saints mystères. L’on montre encore, dans ces demeures solitaires, d’industrieuses cachettes qui servaient à recéler les fugitifs, chassés du sanctuaire, dont la découverte eût coûté la vie aussi bien aux protecteurs qu’aux protégés.
Le nouvel évêque de Bàle fut de bonne heure privé de l’appui de ses vertueux et pieux parents. Quoique devenu orphelin dès son bas âge, il reçut le don inappréciable d’une éducation chrétienne. Il commença ses études littéraires à Besançon, sous la direction de son frère aîné, François Lâchât, lequel fréquentait alors les cours de l’académie de cette ville.
Maison natale de Mgr Lâchât.
Nous ne sortons pas de notre sujet en disant entre quelles mains intelligentes la Providence avait confié le jeune étudiant.
M. François Lâchât, homme de lettres, résidant à Paris pendant nombre d’années, s’est, acquis une juste renommée par plusieurs publications de mérite. C’est à lui que nous sommes redevables de la belle traduction de la Symbolique de Mœhler, faite à Munich sous les yeux et la surveillance de l’illustre professeur dont M. François Lâchât était l’un des plus ardents disciples. C’est encore à lui que nous devons la traduction de la Somme théologique de S. Thomas d’Aquin, ouvrage de longue haleine, qui ne comprend pas moins de seize volumes, grand in-8°. Cette œuvre se distingue par la correction et la limpidité du style, et est parsemée de nombreuses notes d’une profonde érudition, servant à l’intelligence de
Evêquet ? de Bâle * 36