‹ Histoire des Évêques de Bale (volume 2)Chapitre 530 sur 612 · SUPPRESSION DES SŒURS ENSEIGNANTES · texte numérisé non relu

SUPPRESSION DES SŒURS ENSEIGNANTES

ce que ce livre eût reçu le placet officiel. Dès le commencement de l’année 1867, on tenta, malgré les protestations de l’évêque, de supprimer l’antique collégiale de Baden qui comptait huit chanoines et deux chapelains. Fort heureusement, dans le vote du 14 février, une majorité de douze voix maintint l’existence du chapitre. Déjà l’année précédente, une défense avait interdit aux curés d’appeler dans les paroisses le concours des R. P. capucins pour des exercices religieux.

Lors de son élection au siège de Bâle, Mgr Lâchât, avait, pu constater que le Chapitre reconstitué par la bulle de 1828, avait négligé l’application de quelquesuns de ses statuts. Son désir de voir ces statuts publiés et confirmés par son autorité fut heureusement rempli dans le courant de l’année 1866. Par une lettre adressée au Rév. prévôt, ainsi qu’aux vénérables chanoines, il eut la joie d'approuver et de confirmer les articles qui concernent les personnes, les droits et les devoirs du sénat capitulaire auquel appartiennent les plus hautes prérogatives. Au commencement de juillet 1866, Mgr Lâchât était invité à venir célébrer une messe militaire au camp de Thoun. L’autel établi en plein air entouré de trophées d’armes, était splendide. Le prélat adressa de chaleureuses paroles aux soldats et prit part au déjeuner offert par MM. les officiers. Le 3 juillet 1866, l’évêque de Bàle célébrait à Brienz l’adorable sacrifice, et y restaurait le culte du Dieu caché et de sa douce Mère en présence d’une centaine de catholiques. Sa Grandeur était accompagnée du doyen de son chapitre, Mgr. Girardin, de Saint-Brais, et de M. Baud, curé-doyen, de Berne.

Un décret du gouvernement de Berne, rendu en février 1867, entravait le droit de collature des cures du Jura qui appartient à l’évêque de Bâle, et obligeait les paroisses à indiquer par un vote leur candidat préféré. Les paroisses firent acte d’adhésion à l’autorité de l’évêque et prirent la décision suivante :

„ Attendu que la nomination des curés est du ressort de l’autorité ecclésiastique, que ce principe est formellement reconnu par l’article VI de Y Acte de réunion , de 1815, voulant respecter les prérogatives de l’autorité diocésaine, l'assemblée décide à l’unanimité: 1° De ne point voter sur la liste des candidats transmis par le gouvernement;

2° de s’en rapporter purement et simplement au choix de Mgr l’évêque de Bàle, seul compétent à cet égard ;

3° de recevoir avec reconnaissance les personnes choisies par Mgr.“

Mais la cure de Berne étant devenue vacante par le décès de Mgr Baud, le gouvernement ne voulut point reconnaître le droit de l’évêque et procéda à la nomination du chanoine Perroulaz, de Fribourg, en qualité de curé de Berne. Comme l’évêque de Lausanne refusait d’accepter la démission du chanoine élu à Berne, le gouvernement, dans une lettre pleine de menaces à Mgr Lâchât, affirma de nouveau ses prétentions, de sorte que les deux évêques, pour éviter de plus grands maux, prirent la résolution de céder. En cette année 1867, le sujet du mandement de carême était: la famille, son origine, sa base religieuse, le maintien de l’esprit de famille, les moyens de remédier aux atteintes qui lui sont portées.

Au mois de juin, Mgr Lâchât entreprit son deuxième voyage ad iimina. Il désirait assister aux fêtes du dix-huitième centenaire du martyre des bienheureux apôtres, S. Pierre et S. Paul. Il exprima au pape Pie IX les vœux de ses chers diocésains, et lui remit un album magnifique, contenant des adresses rédigées en tous les divers dialectes qui se parlent en Suisse. En décembre, Mgr l’évêque demanda pour le Saint-Père les prières de ses diocésains. Il répondait ainsi à l’appel de Pie IX qui avait été adressé à tous les évêques de la chrétienté,

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