L’ENCYCLIQUE DU PAPE PIE IX
convention qu'il conserverait libre et intact l’exercice de sa religion, a été privé des réunions paroissiales, des solennités du baptême, des noces et des funérailles, et cela malgré les réclamations et les plaintes de la multitude des fidèles, condamnée par cette suprême injustice à l’alternative, ou de recevoir des pasteurs hérétiques et schismatiques imposés par l’autorité politique, ou d’être privée de tout secours et de tout ministère sacerdotal.
C'est pourquoi Nous bénissons Dieu qui, répandant cette même grâce par laquelle il soulevait autrefois et affermissait les martyrs, soutient aujourd’hui et fortifie cette part choisie du troupeau catholique qui suit virilement son évêque, élevant un mur pour la maison d'Israël, afin de ne pas faiblir dans le combat au jour du Seigneur. (Ezéch. 13, 5.)
Notre Saint-Père, le pape Pie IX.
Ignorante de la peur, elle marche sur les traces du chef des martyrs, Jésus-Christ, lorsqu’en opposant la douceur de l’agneau à la férocité des loups, elle combat joyeusement et avec fermeté pour sa foi.
Cette noble constance des fidèles suisses est imitée par le clergé et le peuple fidèle, qui, en Allemagne, suivent avec un zèle non moins recommandable les exemples illustres de leurs évêques. Outre les nombreuses et graves injures infligées l’année dernière à l’Église catholique, le gouvernement prussien, par les lois les plus dures et les plus iniques, très contraires à l’ancienne coutume, a si complètement soumis l’institution et l’éducation des clercs au pouvoir laïque, qu’à celui-ci il appartient de rechercher et de décider de quelle façon les clercs doivent être instruits et formés à la vie sacerdotale et pastorale. Allant encore au-delà, il attribue au même pouvoir le droit de connaître et de juger de la collation des charges et bénéfices ecclésiastiques, et même de priver les pasteurs de ces charges et bénéfices. En outre, afin de détruire