LA REFORME A BALE
du feu: cent maisons disparurent dans les flammes; c’était plus de la moitié de la ville. La rue des Malvoisins où l’incendie avait son foyer, s’étendait parallèlement à la grand’rue, s’appuyant d’une part sur les murs de défense du côté de l’ouest et de l’autre longeant la rue principale, depuis le collège actuel, occupé à cette époque par une Werkhaus ou bâtiment public, jusqu’à la Chaumont où s’élevait la fonderie de la ville. 1 Il
L’évêque de Bâle apprit avec douleur ce cruel événement. Il était encore affligé par l’opposition que les seigneurs et les nobles de l’évêché et surtout les
L’empereur Charles V, d’après Barthel Behan.
vassaux de la maison d’Autriche, faisaient à l'élection du coadjuteur de Diesbach. Comme Suisse ei Bernois, ils le déclaraient incapable d’être évêque et seigneur de Bâle. Devant ces dispositions hostiles catégoriquement exprimées, Nicolas de Diesbach dut résigner ses fonctions de coadjuteur. On lui assigna une pension de cinq cents écus d'or dont la mense épiscopale fut chargée durant 34 ans. 2
1 Dr Th. von Liebenau, p. 11. — Archives de Porrentruy. = 2 Lorsque l’évêque Christophe se retira à Porrentruy, Xicolas de Diesbach se démit aussi de ses charges et quitta Bâle où l’agitation était permanente. Il prit retraite à Besançon où il mourut en odeur de sainteté, le 15 juin 1550, âgé de 72 ans.
Il était enterré à la métropole de Saint-Étienne, aujourd’hui détruite, dans la chapelle de Sainte-Catherine qu’il avait fait restaurer, et où il avait fondé une messe canoniale pour chaque jour. P. jVoisard, p. 359.
Su da n. Basilea sacra, p. 360. — On y lisait son épitaphe ainsi conçue : Hæc requies mea in sæculum