L’ÉVÊQUE DE BALE RÉSIDE A PORRENTRUY
En six années, il parvint à faire disparaître de Bàle toute trace du culte catholique ; mais il en résulta que, contre son gré, son église tomba complètement aux mains du conseil de ville. Les conseillers considérèrent les affaires ecclésiastiques, connue étant du ressort de ]’ administration civile. (Ecolampade eut beau protester contre cette usurpation et prétendre qu’à l’Eglise seule il appartenait de prononcer contre les coupables; le conseil ne voulut pas céder aux prédicants le pouvoir qu’il avait entre les mains et dont (Ecolampade ne reconnaissait la légitimité qu’en dernière instance.
En 1530, le réformateur se plaignit dans une lettre à Zwingle, du peu d’efficacité de ses efforts et de ses discours. Il ne voyait pas qu’il recueillait les fruits amers
IOANNES OECOLAMPADIUS
RASLLILN51S ECCL&ôIA. PASTOR . Gcrtrumu.5 Vuinsberga Franctw oppicto oriu.nd.VLs, A! mccCclxxxji , Oktjf Kl Dcccmb A’ md xxxi. Azta.tisju.iz, 45.
de sa propre doctrine. Dans sa passion, il n’avait sans doute pas pressenti que ce n’est pas en vain qu’on s’emporte contre les papes, les conciles, les supérieurs ecclésiastiques et qu’on renverse à plaisir l’ordre établi, la loi reconnue, l’autorité légitime. Du reste, on peut juger de la liberté de l’Église nouvelle d’après les catégories établies par (Ecolampade dans une prière destinée à être récitée publiquement à l’ouverture de la session des seigneurs et qui comprenait tous ceux que l'Église devait excommunier, dès qu’elle serait maîtresse dans l’état. L’anathème devait frapper tous ceux qui faisaient dire des messes basses dans leurs maisons, ceux qui pêcheraient ou tireraient des oiseaux le dimanche avant le sermon du matin ou qui s’occuperaient d’affaires inutiles ; ceux qui ne recevraient pas les sacrements dans les paroisses, qui ne se feraient pas instruire dans les