L’ÉVÊQUE DE BALE ET L’ABBAYE DE PFÀFFERS
les princes voisins et même l’évêque de Coire, son ami. Mais l’abbé reste imperturbable avec ses frères; ils ne peuvent consentir à une aliénation injuste. L’accord étant impossible, l’évêque envoie à Rome ses mandataires; l’abbé Gérold avec le frère Wicrannne va lui même trouver le pape et lui présente les lettres apostoliques repoussées par l’évêque, en disant: „ Insensible à l’ordre de votre piété, il n’a cessé de nous opprimer. “ Les envoyés de l'évêque furent repoussés et leur demande reconnue inique et leur accusation injuste. Aussitôt, après avoir pris conseil autour de lui, le seigneur apostolique fit adresser à l’évêque des lettres revêtues de son sceau et ainsi conçues: „ Pascal, évêque, serviteur des serviteurs de Dieu . . . Nous avons été surpris que vous n’ayez pas voulu recevoir
les lettres que nous vous avons adressées pour vous empêcher de molester les frères de Pfaffers; usant donc de la mansuétude et de la patience du siège apostolique, dont vous avez fait mépris, nous vous envoyons ces secondes lettres, vous suppliant et vous ordonnant de cesser tonte oppression de ces frères et de laisser en paix le couvent de Pfaffers avec ses terres et ses possessions. Si vous désirez avoir justice avant le milieu du carême prochain, c’esl à dire le XII des calendes d’avril de l'an de l'incarnation du Seigneur I I I 5, présentez vous à noire audience, et en attendant restituez au monastère les biens que vous lui avez enlevés. “ „Un messager fut envoyé à l’évêque de Bâle pour lui porter les ordres du pape, el l’engager par de bonnes paroles à cesser sa guerre au couvent de Pfaffers. Mais plus dur que le diamant qui résiste au marteau, sans craindre Dieu ou les
L’abbaye de Pfaffers.