ORTLIEB FAIT PARTIE DE LA SECONDE CROISADE
Les miracles marquaient tous les pas du saint abbé. „ A Strasbourg, dit le narrateur qui a recueilli ces merveilles, après la célébration de la messe, le quatrième dimanche de Pavent, nous vîmes une fille paralytique subitement guérie. Un moment avant de s’embarquer sur le Rhin il guérit un boiteux, aux yeux d’une infinie multitude de peuple qui bénissait le ciel et le saint." 1 De Strasbourg S. Bernard et l’évêque Ortlieb arrivèrent à Spire, la veille de Noël, mardi, 24 décembre 1 146. L’empereur
S. Bernard prêche la seconde croisade.
D’après Doré.
Conrad III y avait convoqué une grande diète pour la fête de Noël. L’empressement de voir l’homme miraculeux y attira une si grande foule de toutes les provinces que P empereur lui-même ayant mis bas sa cuirasse, fut obligé de prend re le saint entre ses bras et de l’emporter ailleurs pour l’empêcher d’être étouffé. 2 Les prédications de S. Bernard et les fréquentes merveilles qu’il opérait en public et en particulier engagèrent enfin l’empereur Conrad à prendre la croix. Son exemple fut suivi d’un très grand nombre de princes de l’empire. Ortlieb, évêque
1 De miracul. S. Bernardi, liv. I. c. 1 et 2. Acta SS. 20 Aug. = 2
Evêques de Bâle
Ann. Cisterc. anno 1146, c. 10.