‹ Histoire des Évêques de BaleChapitre 176 sur 496 · COUVENTS DES DOMINICAINS ET DES FRANCISCAINS A BALE · texte numérisé non relu

COUVENTS DES DOMINICAINS ET DES FRANCISCAINS A BALE

assister à la grand’messe aux jours de l’Assomption, de la Nativité, de la Purification et de T Annonciation de la Ste Vierge, à Noël, le dimanche des Hameaux, à Pâques, à la Pentecôte et à la Dédicace; la procession de S. Pierre se rendait également à la cathédrale, aux Rogations et le jour de S. Marc. Le chanoine scolastique pouvait avoir vingt écoliers au service de S. Pierre et dix pauvres. La maison du chapitre devait être commune à tous les chanoines. Chaque année, ils nommaient un cellérier pour recueillir les redevances du chapitre. Au chœur, le prévôt avait la première place d’un côté, le custode de l’autre; aux processions, ils marchaient de pair. Telle fut la constitution du chapitre de Saint-Pierre, due au zèle épiscopal d’Henri de Thoune, qui termine ainsi sa charte d’érection. „Afin que cette nouvelle plantation qui, avec l’aide de Dieu, source de tout bien, croîtra de vertu en vertu, prenne accroissement de jour en jour et reçoive un fondement inébranlable, nous la confirmons par notre sceau et celui de notre chapitre, menaçant du jugement terrible de Dieu, quiconque oserait y porter atteinte. Anathème à celui qui aurait l’audace de le faire; il encourra l’indignation de Dieu tout puissant, des bienheureux apôtres Pierre et Paul et de tous les Saints." 1 Grégoire IX par une bulle datée de Viterbe, du 7 avril 1237, confirma l’érection de la collégiale de Saint-Pierre. 2

Une transformation pareille s’opéra à la même époque à Colmar, par les soins de notre évêque, dont le zèle pour la gloire de Dieu se montre infatigable. L’église de Saint-Martin était alors desservie par un seul prêtre nommé par l’abbé de Munster qui en était collateur. Avec le consentement de cet abbé et de son couvent, l’évêque de Bâle, trouvant les revenus de Saint-Martin suffisants, y établit un chapitre de chanoines, ayant à sa tête un prévôt nommé par eux, investi de cette dignité par l’abbé de Munster, qui avait seul le droit de nommer le doyen-curé. Le pape Grégoire IX confirma également la constitution du chapitre de Saint- Martin de Colmar (9 juin 1234). 3

C’est encore au zèle de l’évêque Henri de Thoune que la ville de Bâle dut son couvent de dominicains. Le glorieux patriarche était mort en 1221, laissant toute l’Église embaumée de ses vertus et de ses travaux apostoliques. L’évêque de Bâle voulut procurer à son diocèse et en particulier à sa ville épiscopale, le bienfait d’un monastère de frères-prêcheurs. Il leur fit bâtir un vaste couvent dans le faubourg de Sainte-Croix, et les y installa en 1233, en leur octroyant de nombreux privilèges. Le premier prieur du nouveau monastère qui présida à la fondation et à l’installation des religieux de S. Dominique, fut le frère Henri de Westhofen qui mourut en 1252, en odeur de sainteté. Des miracles accomplis à son tombeau le firent placer parmi les saints de l'ordre. L’église des dominicains de Bâle avec ses cinq autels fut terminée en 1254 et consacrée la même année par Albert le Grand lui-même qui était provincial de l’ordre pour l’Allemagne: le frère Hepri de Marbach était alors le deuxième prieur du monastère. 4

Henri de Thoune eut la joie de voir les progrès qui signalèrent les premières aimées de l'établissement des dominicains à Bâle. A la même époque (1234) les franciscains firent aussi dans cette ville privilégiée une fondation importante. Leur couvent et leur église étaient parmi les édifices les plus remarqués de la cité; ils

1 Codex dipl. eccl. Basil., fol. 34 b. = 2 Ch. Urstisii codex dipl. Brucknerianus, fol. 127. = 3 T rouillât,

1. 1. p. 538 et 545. = 4 Basilea sacra, p. 222. — Wurstiseii, Basler-Chronik, p. 118. — Epitome, p. 182.

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