MULHOUSE EXCOMMUNIE PAR L’EVEQUE DE BALE
L’effet suivit de près cette première menace, car déjà un mois plus tard (aux ides de mars) l’évêque de Bàle annonce à tout le clergé de son diocèse qu'il a lancé l’excommunication contre la ville de Mulhouse qui refuse obéissance à son seigneurévêque et qui a dédaigné d’entamer des pourparlers avec lui, évêque de Bàle. En même temps il défend à tous ses diocésains d’avoir aucune communication avec les excommuniés.
L’official de Besançon s’adresse, à la même époque, aux doyens des chapitres de Murhach et de Lutenbach pour confirmer cette sentence d’excommunication. Mulhouse persiste dans sa résistance et se refuse à toute entente avec l’évêque de Strasbourg. Henri de Neuchâtel réitère ses injonctions et ses menaces. Le 11 avril 1266, il s’adresse au curé de Mulhouse et au clergé du Sundgau, en rappelant la révolte de la ville coupable. Il somme les habitants de Mulhouse
Rheinfelden en 1663.
de rompre dans le délai d’un mois toute liaison avec les citoyens et les magistrats excommuniés. „Et parce que, ajoute-t-il, les dits citoyens, méprisant les ordres épiscopaux, ont persévéré dans leur dureté de cœur, sans aucun égard pour leur propre salut et pour leur repos, il a jugé convenable d’aggraver la sentence qui devra être proclamée les dimanches et jours de fête, au son des cloches, les cierges allumés: on interrompra toute relation avec les excommuniés et la ville de Mulhouse, avec tous ses habitants et leurs colons, sera mise sous l’interdit. “ Mulhouse chercha des juges moins sévères et le 30 juin 1266, l’abbé de Saint-Georges et ses collègues délégués apostoliques, suspendirent l’excommunication dans l’église de Hornberg (Forêt-Noire) et assignèrent à nouveau les parties à Fribourg en Brisgau. Mais cette intermittence favorable est de courte durée. Le 4 décembre 1266, l’abbé de Saint-Georges reconnaît la justice de l’excommunication et le 17 du même mois, il remet les habitants de Mulhouse sous