LE CHEF DE S. PANTALE A LA CATHÉDRALE DE BALE
La ville de Bâle put se croire protégée et défendue par S. Pantale, un de ses premiers évêques dont le chef auguste venait d’être apporté de Cologne par un abbé et reçu avec grande solennité à Bâle par l’évêque Henri de Neuchâtel. Nous avons mentionné cette mémorable translation dans les premières pages de ce livre. 1 Conservée avec respect dans la cathédrale de Bâle, la tête de S. Pantale fut enfouie à la Réforme dans les caveaux de cette église, puis en 1834, transférée au monastère de Notre-Dame de la Pierre où elle est aujourd’hui vénérée sur l’autel du saint Rosaire. 2 En même temps que l’évêque Henri de Neuchâtel enrichissait son diocèse d’une relique précieuse, il accroissait les domaines de l’évêché et s’assurait des alliés parmi les seigneurs de son voisinage. Il conclut le 36 juin 1270 un accord
Ruines du château de Soyhières (canton de Berne), en 1884.
avec Ulrich, comte de Ferrette, au sujet duSornegau, du domaine de Radersclorff, de la vallée deMassevaux, des dîmes de l'église deWattwiller et de l'avocatie d’Ajoie. 3 Quelques mois après (15 janvier 1271), il achète du même seigneur de Ferrette, d’accord avec son fils Thiébaud, le château et la ville de Ferrette, les châteaux de Soyhières, Blochmont, Lœwenbourg, Morimont, Liebstein; le château et la ville d’Altkirch, Annnertzviller, Spechhach, Hohennac, Winecke, les courtines de Gernay, Dirlinsdorff, Bouxviller, Riespach, Burnhaupt, Schweigausen, Tanne, et Dannemarie. Cette vente très importante pour l’évêque de Bâle, fut faite pour le prix de huit cent cinquante marcs d’argent, ce cpii vaudrait environ 560,000 francs de notre monnaie, si l'on admet avec des auteurs compétents, que le marc d’argent valait alors quarante-huit francs, et que l’argent avait â cette époque quatorze fois
1 Ann. præd. Golm., p. 33. = 2 Catalogue authentique des reliques de Mariastein. = 3 Codex
dipl. Eccl. Basil., fol. 102 b.