STATUTS DE PIERRE D’ASPELT
une mesure de bon vin blanc aux pauvres malades de l’hôpital de Bâle et qu’il placerait un cierge sur sa tombe. 1
Si les legs pieux arrivaient en grand nombre aux hôpitaux et aux couvents de Bâle, il n’en était pas de même de la mense épiscopale qui se trouvait de plus en plus obérée. Nous avons vu Pierre Reich endetté en 1292 ; Pierre d’Aspelt reçut avec l’évêché de Bâle, les dettes de ses prédécesseurs. Pour s’en libérer, il ordonna en 1297, que durant six ans, il jouirait des revenus de tous les bénéfices ecclésiastiques qui viendraient à vaquer. Il en promit la dixième partie au chapitre de Bâle. Cependant il exempta de cette retenue les prébendes des chanoines et les chapellenies de la cathédrale, en considération du service des autels et du chœur. 2
Bienn/v
La ville de Bienne au XVIIe siècle
C’est sans doute avec ces ressources importantes que l’évêque paya les dettes dont nos archives gardent les quittances. Le 12 janvier 1302, il rembourse quatre cents marcs d’argent dus par l’évêché à Othon de Staufen pour lesquels les dîmes épiscopales de Bergheim et d’Hunawihr étaient engagées. 3 La même année, les frères Jean et Godefroi d’Eptingen donnent quittance à Pierre d’Aspelt de ses engagements envers eux et envers leur père défunt (21 mai 1302). 4 En 1303 (21 mai) nouveau remboursement fait par l’évêque aux frères Jean et Othon, chevaliers de Girsberg, de deux cent trente marcs d’argent que leur devait Pierre Reich de Reichenstein : les dîmes épiscopales de Holtzwihr, Sundhoffen, Loglenlieim, Appenwihr, Reguisheim, Brunstatt répondaient de cette dette. 5 Le chevalier Henri de Rixheim, fut remboursé également des sommes que lui devait l’évêché, le 25 février 1304. 6 Les dîmes épiscopales d’Hirsingen avaient été engagées à
1 Cartulaire de S. Léonard, fol. 17a. = 2 Trouillat, t. II. p. 655. = 3 Ibid., t. III. p. 21. = 4 Ibid.,
p. 28. — 5 Ibid., p. 37 et 38. = 6 Ibid., p. 73.
Évêques de Bâle