PIERRE D’ASPELT, PRISONNIER EN SOUABE
Colmar rapporte que ces ambassadeurs revinrent avant la S. Jean Baptiste (24 juin) avec des lettres secrètes du pape, que le roi ne lut pas d’abord, tant il redoutait d’en prendre connaissance. 1 Après avoir fait mention du retour des envoyés impériaux, l’annaliste de Colmar raconte l’étrange débordement du Rhin qui eut lieu le 4 août de la même année. Ses eaux entourèrent de toutes parts la montagne d’Auckheim, remplirent le couvent des sœurs de l’ordre de Citeaux, dévastèrent la récolte des blés et causèrent un immense dommage aux pauvres du Brisgau.
Le château de Schlossberg avant 1788.
A Bâle, les écuries des chevaux furent inondées et ces animaux avaient de l’eau jusqu’à la croupe.
Quelques jours après, le 8 septembre, poursuit le dominicain, le chapitre provincial des frères de l’ordre des Prêcheurs fut solennellement tenu à Bàle, le frère Jean étant prieur et définiteur, et cinq cents frères assistèrent à ce chapitre où l'on lut des lettres du maître de l’ordre, dans lesquelles il les exhortait instamment de passer chez les nations barbares. Pendant la tenue de ce chapitre, on
1 Chron. Colm., p. 365.