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DIFFÉRENDS ENTRE L’ÉVÊQUE ET RODOLPHE DE NEUCHATEL

de Valangin, trésorier de l’église de Bâle, par l’avoué de Porrentruy, Ulrich, et par Jehan de Rüssellion, chanoine de Lausanne. 1 Le même jour le noble d'Arberg fit hommage de fidélité à l'évêque de Bâle pour les fiefs en question, après avoir reçu six cents livres bàloises de Gérard de Vuippens qui s’était plaint amèrement du secours qu’il avait prêté contre lui au comte de Neuchâtel dans la dernière guerre. 2

La Neuveville devait être aussi pour l’évêque de Bâle d'un important secours contre son puissant voisin de Neuchâtel. C’est pourquoi il favorisa de tout son pouvoir le développement de cette ville qu'il avait créée, comme il le dit lui-même, „avec le secours de la main divine et avec la force de la sienne et la puissance d’autres nobles puissants". Voulant faire jouir de prérogatives et de privilèges particuliers cette nouvelle plantation et les habitants présents et futurs de cette

Chevaliers se rendant au tournoi,

d’après une miniature d’environ i320.

ville qui doit y trouver des accroissements notables, il leur accorde à perpétuité les mêmes privilèges dont jouissent les bourgeois de Bienne (16 avril 1318). 3

A quelque temps de là, l’évêque Gérard augmenta d’une manière notable les possessions de l’évêché. Le marquis de Baden, Rodolphe III avait hérité du comte de Strasberg, Berthold, son beau frère, mort en 1316, le château de Strasberg et la ville de Buren (sur l’Aar, canton de Berne). Il vendit ces importants domaines à l’évêque et à l’église de Bâle, ainsi qu’à son oncle Ulrich II, comte de Ferrette, pour deux cents marcs d’argent. L’acte fut passé à Offenbourg, le 5 janvier 1319. 4 Le comte de Ferrette solda le prix de vente, qui lui fut remboursé intégralement par l’évêque le 8 janvier 1320; 5 sur quoi le comte lui abandonne le tout par un acte solennel du 27 avril de la même année. 6

Le chapitre de la cathédrale reçut à cette époque du couvent de Marbach, en Alsace, une rente annuelle de cinq chars de vin, à prélever sur la dîme de Feldkirch

1 Livre des fiefs nobles, fol. 37 b. = 2 Matile, opus cit., t. I. p. 331. = 3 „Auxilio manus divine

et nostra manu valida, et aliorum potentum nobilium potenc.ia suffulti ... et eandem novellam nostram

plantacionem ac incolas . . . velimus gratic nostre specialis prerogativa gaudere . . . “ Trouill., t. III.

p. 269. = 4 Ibid., p. 274. = 5 Ibid., p. 280. — G Livre de fiefs nobles, fol. 271).

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