VASSAUX ET OFFICIERS DE L’ÉVÊQUE DE BALE
10° Les quatre officiers subalternes, savoir, le panetier, le chambellan, l’échanson et le maréchal sont obligés chacun de livrer tous les ans, le jour de S. Martin, un cheval à la cour de l’évêque, lorsqu’on reçoit les censes foncières à Bâle. Les quatre officiers de justice civile monteront ces chevaux pour faire leur ronde pour recueillir ces redevances.
11° Ces quatre officiers ne sont obligés de comparaître en droit contre qui que ce soit, que par-devant l’évêque ou son official à Bâle.
12° Lorsqu’un vassal ou officier désire devenir chevalier, il doit réclamer un subside de l’évêque qui lui donnera cinq livres de Bâle. Quand il reviendra de ses expéditions en brave chevalier, il offrira sur l’autel de Notre-Dame de Bâle son épée qui restera à l’église. L’évêque lui achètera une autre épée d’au moins trois livres, qu'il bénira sur l’autel majeur de la cathédrale, en habits pontificaux. Le chevalier la recevra de lui humblement à genoux, pour s’en servir pour la
Sceau représentant acte de foi et d’hommage.
Xlll0 siècle. Aux archives nationales de France.
gloire de Dieu, le soutien de la religion et du clergé et la protection des veuves et des orphelins.
13° Si un vassal ou un officier tombe dans la disgrâce de l’évêque pour acte de révolte, il se rendra prisonnier dans la tour rouge de Saint-Ulrich â Bâle, devant laquelle le prévôt tendra un fil de soie cirée. Les officiers de l’évêque l’y serviront aux frais du prélat, savoir le maréchal de ses chevaux, le panetier de la nourriture, ainsi qu’on le fait à l’évêque; l’échanson du vin, le chambellan de l’habillement. Il restera en prison, jusqu’à ce qu'il trouve grâce, et l’évêque doit la lui faire, lorsqu'il est suffisamment corrigé, puisqu’il convient aux seigneurs de faire grâce. Mais s’il s’échappait sans permission de sa prison, alors on lui fera justice de cette manière: on lui ôtera les fiefs et droits de succession; on lui donnera un pain dans un sac, et le maréchal et le panetier le conduiront publiquement hors de ville, en lui annonçant qu’il est déchu d’honneur, de propriété, de succession, de fiefs, d’amis et de ses semblables et qu’il n’y rentrera plus.