‹ Histoire des Évêques de BaleChapitre 332 sur 496 · LES B A LOIS AU SIEGE DE ZURICH · texte numérisé non relu

LES B A LOIS AU SIEGE DE ZURICH

24° Lorsque l’évêque fait son entrée en gala et en cortège pontifical dans sa grande ville de Bâle, tous les officiers doivent être auprès de lui et le servir, chacun selon son office: ils seront prévenus deux jours d’avance. Le cheval qu’aura monté l’évêque jusqu’à la ville, appartiendra au maréchal subalterne ou moyen, avec la bride et tout le harnachement, dès qu’il serait de cuivre jaune; si le moyen -maréchal n’était pas chevalier, il prendra le cheval par le licol. Le moyen -échanson prendra tout le vin alors en perce, et qui sera de reste. Le moyen -panetier prendra tous les mets qui resteront, même ceux qui ne seraient pas encore cuits, s’ils étaient déjà préparés. Le chambellan enfin aura le lit, les traversins et oreillers, dans lesquels l’évêque aura couché cette nuit-là, mais il laissera les couvertes et les draps de lit.

25° Lorsque l’évêque rentre de campagne, tous les vins pour lors en perce el qui sont de reste, avec leurs tonneaux, appartiennent au moyen - échanson ; le lit dans lequel l’évêque aura couché pendant la campagne, au moyen- chambellan; les mets et tous objets de nourriture restants, au panetier. Quant au maréchal,

Armement d’un chevalier.

On lui chausse les éperons, tandis que le prince lui attache l’épée au côté. Manuscrit du XIII0 siècle, au British Muséum.

il n’aura point de cheval, parce qu’il ne conviendrait pas que l’évêque rentre à pied; mais si le maréchal manquait de cheval pour sa personne, l’évêque doit lui en prêter un, afin qu’il ne soit obligé d’en acheter un, et il le renverra à son retour dans les écuries de l’évêque.

26° Tous les officiers et vassaux sont tenus d’accompagner l’évêque dans ses campagnes, lorsqu’il les appelle pour l’intérêt de l’église. Les officiers el vassaux supérieurs doivent y servir quinze jours à leurs frais et dépens; les officiers et vassaux moyens, huit jours, et si l’évêque veut s’en servir plus longtemps, il doit les défrayer. S’il ne le fait pas, ils peuvent le quitter en tout honneur. Les bas officiers et vassaux sont tenus de même de suivre l’évêque, mais ils se mettront dans les services des fourrages et autres, comme les autres valets.

27° On doit au jour de la Chandeleur de chaque année (2 février) donner des cierges, savoir aux vassaux et officiers supérieurs un cierge égal à celui d’un prélat; aux vassaux et officiers moyens, comme pour un chanoine, aux bas-officiers et vassaux, comme celui d’un chapelain. Celui des vassaux et officiers supérieurs

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