TREMBLEMENT DE TERRE DE
son prédécesseur avait usé paisiblement de ce droit au su du chapitre. L’affaire fut portée au Saint-Siège. Le pape Urbain Y nomma une commission pour examiner ce différend. Jean de Vienne donna procuration, le 15 mars 1370, et pleins pouvoirs à Pierre de Herba, prêtre du diocèse de Besançon, et aux maîtres Bernard deBugny, Jean deLantenne, Thomas deTalans, et Walther de Fycoturia de traiter en son nom devant la cour pontificale toutes les questions soulevées contre lui par le chapitre. La commission nommée par Urbain Y se trouva dissoute par le décès ou par le départ de ses membres. Grégoire XI reprit l’affaire en mains et chargea, par un bref d’Avignon du 28 juin 1 371, le prieur de Saint- Alban de Bàle, d’entendre les témoins el d’instruire la cause. Nous ignorons quel fut le résultat
de cette enquête. 1 Constatons encore une fois la sollicitude avec laquelle Jean de Vienne soutient et revendique les droits de son évêché, son indépendance et sa pleine liberté d’action. Rien ne lui coûte quand il s’agit d’assurer a son église des droits acquis et menacés, comme aussi de lui maintenir de puissants vassaux, dévoués à sa défense. Les nobles de Ribeaupierre étaient de ce nombre; aussi pour reconnaître leurs services, il donne en fief, le 18 juin 1371, à Ulrich et à Brunon, nobles rejetons de cette illustre race, les châteaux de Ribeaupierre, avec la faculté de transmettre ce fief à leurs filles à défaut d’enfants mâles. Une bulle du pape Grégoire XI, du 7 mai 1 372, confirma cette importante inféodation qui fui plus tard ratifiée par l’empereur Charles IV (Luxembourg, 5 février 1378). 2 A la même époque, l’évêque de Bàle reconnaît les services rendus par le comte Rodolphe
1 Archives du château de Porrentruy. = 2 Ibidein.