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LA NOBLESSE DE L’ÉVÊCHÉ A LA BATAILLE DE SEMPACH

En même temps, l’évêque engagea à réméré aux Bàlois pour cent marcs d’argent l’office d’avoyer à Bâle (officium sculteti); il leur devait déjà mille florins de Florence (1 janvier 1385). 1 L’écuyer Herderich ze Rhein prêta encore au prélat le 15 septembre de la même année quatre cent quatorze florins d’or de Florence, dont il promit le remboursement à Noël prochain. 2 A bout de ressources, le pauvre évêque dut se faire servir à crédit par l’hôtelier de Bàle, Paul zem Snabel, ne pouvant lui promettre le payement de ces prestations se montant à soixantedix-sept florins et demi d’or, qu’à la fin de 1385. 3

Sur ses instances, les Bàlois lui prêtèrent encore mille florins la même année. 4 L’évêque reconnut leurs nombreux services, en les autorisant à racheter Olten et

La bataille de Sempach,

d'après un bas-relief.

ses dépendances, des mains des nobles de Kybourg et de Thierstein, moyennant deux mille florins d’or. Olten devait rester aux Bàlois jusqu’au remboursement de cette somme. Le château de Birseck, les villages d’Arlesheim, de Reinach. d Oberwiller, de Hohenwald et d’Alschwiller engagés par Jean de Vienne aux nobles de Ramstein, furent rachetés à la même époque pour deux mille huit cents florins par le neveu de l’évêque de Bàle, Thuring de Ramstein (28 mai 1386). 6 Le château de Pleujouse fut aussi engagé, peu après, au chevalier Jean de Nant pour mille deux cents florins que Jean de Vienne lui devait et pour lesquels il

1 Ochs, t. II. p. 279. = 2 Trouillat, t. IV. p. 784. = 3 Ibid., p. 785. = 4 Ibid., p. 780. = 5 Soloth.

Wochenblatl., 1827. p. 9fi. = 6 Trouillat, t. IV. p. 789.

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