‹ Histoire des Évêques de BaleChapitre 399 sur 496 · LE PETIT-BALE AUX BALOIS · texte numérisé non relu

LE PETIT-BALE AUX BALOIS

Moïse de Colmar deux mille cinquante-huit florins pour lesquels il engage à ses cautions les châteaux de Delémont, qui lui appartiennent pour un prêt de huit mille florins fait par lui à l’église de Bàle. 1 Déjà le pauvre évêque avait cédé les censes, rentes, tailles et amendes de l’église de Bâle, dans la ville, la vallée et la seigneurie de Delémont, à Renaud de Malleray, son maire dans cette ville, pour une somme de cinq cents florins qu’il lui avait prêtée. 2 Comme collateur et décimateur de l’église de Delémont, l’évêque de Bàle devait entretenir la couverture de la nef de cette église. En 1 386, les réparations étaient urgentes. Imier de Ramstein, n’ayant pas d’argent pour faire exécuter ce travail, fit don d’un missel à l'église de Delémont, à condition que la ville se chargerait de ces réparations

La chapelle de la bataille de Sempach.

urgentes. 3 L'évêque devait à sa tante Elisabeth de Bechbourg deux cents florins d'or pour intérêts arriérés dus par Jean de Vienne. Pour avoir cette somme, il engagea à Bourkard Sintz, bourgeois de Bàle, le droit dit furwin au Grand- et au Petit-Bàle. 4 Renaud de Malleray prête à l’évêque en 1 388, deux cent soixante et onze florins et reçoit en gage le village et la mairie de Malleray (26 septembre 1388). 5 Hugues de Laufon reçoit aussi à la même époque les offices de vidôme et de maître-panetier pour quatre cents florins prêtés par lui à Imier de Ramstein. 6 Un bourgeois de Bâle, Jean dit de Cernay, obtient au même titre l’office de cellerier de cette ville pour cinquante florins à lui dus par l’évêque (30 avril 1388). 7 L’office de grand échanson de l’évêché était alors vacant par l’extinction des sires

1 Trouillat, t. IV. p. 794 et 802. = 2 Ibid., p. 795. = 3 Archives de Delémont, t. E. p. 6 et 7. =

4 Trouillat, t. IV. p. 792. — 5 Ibid., p. 303. = 6 Ibid., p. 496. = 7 Ibid., p. 505.

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