HARTMANN MÜNCH, ÉVÊQUE DE BALE
Guillaume cle Yalangin retenait violemment des biens de l’église de Bàle, pour lesquels il refusait de faire l’hommage que tout vassal doit loyalement à son seigneur, quoique l’évêque lui eût prouvé par des titres que les sires de Yalangin, ses prédécesseurs, avaient repris ces biens en fief de cette église. Guillaume de Valangin fit défaut et personne ne répondit pour lui aux trois interpellations successives adressées aux assistants. La cause fut donc remise au vendredi après la S. Michel, c’est, à dire au 4 octobre.
Une seconde citation fut transmise à Guillaume de Yalangin, mais il 11e comparut pas au jour fixé ei la cause fut de nouveau remise au mardi après la S. Gai 1 (22 octobre). Le comte Bernard de Thierstein qui donnait le titre d’oncle à
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Le pape Martin V,
d’après un portrait-médaillon dans la basilique de «S. Paul hors les murs» à Rome.
Guillaume de Valangin, obtint de la cour féodale d’être remplacé dans sa présidence, à la séance future, par Guntzmann de Ramstein, chevalier.
Au jour fixé, Jean Ludman de Rotberg, avocat de l’évêque, réitéra l’exposé de ses griefs contre le sire de Valangin, en concluant à ce que ce fief fût déclaré en commise. Guillaume de Valangin n’était pas présent, mais un personnage, nommé Thierry zer witen Mutin, porta la parole en son nom: „Je crois, dit-il, que ces biens appartiennent au noble comte, mon seigneur Conrad de Fribourg, sire de Neuchâtel et qu’il les a inféodés au comte Guillaume." — „Si mon seigneur de Valangin veut exposer sa cause, repartit l’avocat de l’évêque, il doit prendre un avocat pour la soutenir en droit, et si Thierry veut l’exposer lui-même, il doit agir de la même manière. Un avocat, agréé par Guntzmann de Ramstein fut donc accordé au comte Guillaume dans la personne de Jean Reich, chevalier.