‹ Histoire des Évêques de BaleChapitre 449 sur 496 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

Ces présidents furent admis le 24 avril 1434, dans une congrégation générale. La 17e session fut tenue le 26 avril 1434 sous la présidence des légats du pape. L’entente étant rétablie, entre le pape et le concile, l’empereur quitta Bàle, le mardi avant la Pentecôte (11 mai 1434), après sept mois de séjour dans cette ville. Pendant le carnaval de cette année, les comtes, seigneurs et nobles lui avaient fait présent d’un magnifique service de table. Plusieurs bourgeois de Bâle furent faits chevaliers. On avait dressé devant la cathédrale une estrade et un trône où l’empereur s’asseyait pour donner l’investiture à des seigneurs ecclésiastiques et laïques qui venaient la demander à leur suzerain. Durant son séjour à Bâle, les Hongrois y apportèrent et présentèrent à l’empereur trois étendards pris sur les Turcs. Sigismond confirma aux Bâlois tous leurs privilèges. 1 Après le départ de l’empereur, eut lieu la 18e session le 26 juin; les légats du pape étaient absents. Le concile y répéta et confirma pour la quatrième et la cinquième fois les décrets de Constance, touchant la supériorité du concile général sur le souverain pontife.

La 19e session, du 7 septembre 1434, roula en grande partie sur la réunion des Grecs. L’empereur Jean Paléologue avait député au printemps de cette année trois ambassadeurs titrés pour traiter avec les prélats de Bâle. Ils arrivèrent au concile vers la fin de juillet. On les reçut avec honneur et dans les congrégations où ils furent admis, on discuta toutes les propositions qu’ils avaient à faire de la part de leur maître. Après bien des discussions avec les Grecs, on tint cette 19e session du concile et il y fut décidé que l’église d’occident ferait la dépense du voyage de l’empereur et de sa suite et que pour le lieu où serait assemblé le concile général des deux églises, les envoyés de Constantinople tâcheraient de faire agréer la ville de Bâle à leur maître.

La 20e session eut lieu le 22 janvier 1435. A quelque temps de là, le concile, ayant à faire traiter en France plusieurs affaires importantes, choisit pour son représentant en ce pays, l’abbé de Bellelay Pierre Martini qui était de Sarothoine en Artois (1434 — 1439). Le concile lui fit délivrer un sauf-conduit qui était

conservé dans les archives de l’abbaye. Il portait la date du 26 avril 1435 et recommandait l’abbé Pierre avec six serviteurs ou cavaliers, à tous ceux qu’il rencontrerait. 2

Dans la 21e session, du 9 juin 1435, le concile abolit les annates, déports, premiers fruits, et autres redevances qui allaient au pape ou à des prélats inférieurs. La 22e session, eut lieu le 20 octobre 1435; la 23e le 25 mars 1435; on y détermina, par des réglements l’ordre et la police des conclaves, les qualités de ceux qui seraient choisis pour remplir le Saint-Siège; on fixa le nombre des cardinaux à vingt-quatre.

La 24e session, 18 avril 1436, ramena l’affaire de la réunion des Grecs. Il ne s’y trouva que vingt-trois prélats dont dix seulement étaient évêques et avaient par leur caractère droit de suffrages. Cette assemblée ne laissa pas de faire des règlements considérables.

Cette session fut ia dernière à laquelle assista Jean de Fleckenstein, évêque de Bâle. Il mourut le 9 décembre 1436, d’une attaque d’apoplexie. Il resta exposé durant vingt jours et ne fut enterré que le 2 1 décembre, jour de S. Thomas. 3

1 Wurstisen, Chron. Basil, p. 307. = 2 Ann. ord. Prærn., 1. 1. p. CCXXII. — 3 YVurstisen, ibicl., p. 321.

Page 1