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CHAPITRE VII

de Ste Gunégonde passeraient (14 septembre 1347). 1 Les envoyés du chapitre de Bamberg arrivèrent à Bâle, avec leur précieux dépôt, le 4 novembre 1347. L’évêque de Bâle, le clergé, avec ses plus riches ornements, tout le peuple, se portèrent au-devant des saintes reliques jusqu’au-delà du ban de la ville, avec les croix, les chandeliers, les châsses des saints, au son de toutes les cloches, au chant des cantiques d’allégresse, et conduisirent, avec ce pompeux cortège, les vénérables reliques à la cathédrale. 2 On décida, en même temps, que désormais, on célébrerait, dans l’église de Bâle, la fête de cette mémorable translation, chaque année, le dimanche après la Toussaint, sous le rite double. 3 En outre, il fut arrêté par le chapitre que la fête de S. Henri et de Ste Gunégonde, qui jusqu’alors n’avait été célébrée que sous le rite simple, serait élevée au rang des grandes solennités et serait l’objet d’une double fête. Le jour de S. Henri, il y avait procession des saintes reliques à la cathédrale, indulgences, assistance des pieuses confréries des fidèles avec leurs cierges; les lustres et les candélabres de l’église étaient allumés comme aux plus grandes fêtes. 4

Les anciens bréviaires du diocèse renferment encore les offices nouveaux (novas historias) envoyés à Bâle par le chapitre de Bamberg. Antiennes, hymnes, leçons, tout est propre au grand et saint empereur et à sa chaste épouse. A l’office de S. Henri, la mémoire de Ste Gunégonde suit l’oraison du saint empereur, et de même à la fête de la pieuse impératrice. Le Proprium Basil iense de 1697 contient la fête de S. Henri, sous le rite double de première classe avec octave. Le Proprium de 1875 l’inscrit, comme patron secondaire du diocèse de Bâle, avec le rite double de deuxième classe.

S. Henri avait une chapelle à la cathédrale de Bâle.5 A l’entrée de la bibliothèque du chapitre, on lisait ces vers qui exprimaient la reconnaissance de l’Église de Bâle pour son impérial bienfaiteur, appelé à juste titre le restaurateur et le second fondateur du diocèse.

O Henrice nobilis,

Clero valde utilis,

Corde semper humilis:

Ecclesiam fundasti,

Auream tu tabulam Devote obtulisti;

Dotans liane ecclesiam Mire erexisti, etc. 6

Du monument élevé par S. Henri à la gloire de la Bienheureuse Vierge Marie, de la splendide cathédrale de Bâle inaugurée par l’empereur lui-même, le 1 1 octobre 1019, il ne reste que la porte de S. Gall, au côté nord de l’église: elle est ornée des statues des évangélistes, de S. Jean-Baptiste et d’autres saints; sur la porte, en relief, on voit les vierges sages et les vierges folles; sur les côtés dans six niches, les œuvres de miséricorde; tout en haut, le Christ sur son trône et les anges du jugement dernier. Devenue la proie des flammes en 1 185. la cathédrale fut restaurée, puis détruite presque entièrement par le tremblement de terre de

1 Ibid. p. 849. = 2 Bréviaire de Bâle MS. de 1401 à la. fête de la translation des reliques de

S. Henri et de Ste Gunégonde, le premier dimanche après la Toussaint. = 3 Voir le nécrologe de la

cathédrale de Bâle «il 1 J nouas novembres. = 4 T rouillât, t. III., p. 599. = 5 Le liber marcarum de 1441

inscrit pour 3 marcs cuppellaivus sanrti Ilehirici imperatoris. — 6 Urstisius, Epitome, p. 69.

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