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CULTE DE S. HENRI DANS L’ÉVÊCHÉ DE BALE

1356. On la reconstruisit en style gothique, et sur la façade principale, on plaça la statue de l’empereur S. Henri, que l’on voit encore aujourd'hui.

L’évêque de Bâle, Adalbéro II, ne survécut que quelques mois à son impérial bienfaiteur. Le biographe Wippo, dans sa vie de Conrad le Salique, dont il était chapelain, atteste que la ville de Bâle était depuis trois mois sans évêque, quand le roi de Germanie y entra. Or, aux termes d'un diplôme en faveur de Murbach, daté de Bâle, Conrad le Salique était dans cette ville le 23 juin 1025. L’évêque Adalbéro était donc mort dans le courant de mars de la même année, soit huit mois après S. Henri.

Adalbéro II est une des grandes figures de l’Église de Bâle. Comme Waldo et Hatton, d'illustre mémoire, il entra dans les conseils et fui parmi les familiers de l’empereur d'Allemagne. Le dernier roi de Bourgogne, Rodolphe III, lui fit une principauté par d'importantes donations, et S. Henri lui bâtit une cathédrale splendide et lui prodigua les marques de sa générosité. Sous son administration réparatrice, Adalbéro II releva les ruines faites par les invasions précédentes et affermit pour des siècles l’autorité de l'évêque de Bâle.

Adalbéro II, mort dans le courant de mars 1025, fut enterré dans la crypte inférieure de la cathédrale, comme l’attestait le liber vitœ du chapitre de Bâle. 1 11 avait régné environ vingt-six ans, de 999 à 1 025. Quelques historiens, M. Trouillat entre autres, ont partagé entre deux évêques du nom d’ Adalbéro, se succédant sans interruption, la période de 999 â 1025, que nous attribuons au seul Adalbéro IL Ils se basent, pour appuyer leur assertion, sur un titre de l'an 1008, que l’archichapelain de l’évêque Adalbéro a daté, connue suit: „Scripta Anno

U. Kal. April “ On a cru voir dans cette formule, la cinquième année de

l’épiscopat d’Adalbéro, ce qui faisait croire que l’évêque Adalbéro mentionné en 999, était mort en 1003. Rien ne justifie ce mode de compter; aucun document historique ne parle de trois Adalbéro; le catalogue des évêques de Bâle, de Munster, qui est contemporain de ces personnages, puisqu’il n’est pas inférieur à 1070, ne porte que deux Adalbéro avant Odalricus ou Ulrich, qui a succédé à Adalbéro II. 2 II faut tout simplement remarquer que le secrétaire de l’évêque, voulant donner à l’acte dressé par lui une date exacte, selon l’usage de la chancellerie d'alors, après avoir posé le mot Scripta, plaça inconsidérément l'année Anno, en oubliant le jour et le mois; il répare aussitôt son erreur, en mettant U. Kal. April., ce qui veut dire le 28 mars; — et ce n'est qu'après cette date, exactement écrite, qu'il en vint à l’année Anno mil!. VIII. Le scribe oublia d'effacer le mot Anno, placé précédemment et prématurément. Il n’a fallu que cette erreur du copiste pour dédoubler indûment le glorieux règne d’Adalbéro II.

Du reste, M. Trouillat, oubliant son inscription des trois Adalbéro, à la page XCYI de son 1er volume, ne voit plus, à la page 150, dans le Scripta Anno I . Kal. que le 5e jour des calendes d’avril, et il inscrit ce fameux acte sous la date du 28 mars 1008.

Nous n’avons pas rapporté la donation de l’abbaye de Saint -Biaise, faite à 1 évêque Adalbéro par Conrad le Salique, le 14 mai 1025, parce que l’acte de

1 - llle Adalbéro situs est in crypta posteriori Ecclesiæ Basiliensis, ut in annuo suo libro vitæ inscripto legitur.“ Nicolai Gerung dicti Blauenstein Epit. Episc. Basil. = 2 Le catalogue de Nicolas Gerung qui était chapelain de la cathédrale (t 1438) et avait en mains des documents de cette époque, ne mentionne que les deux Adalbéro.

ÏKvéqtfes de B die 7

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