Raoul , qui prit au bapléme, le nom de Rol>eri
ÉVÉNEMERS MÉBIORABLES.
(1) l.'etislPiuT tîe roSalmeun est h. i! i\ »:: i!p:;s i l'îjlo-li'C jksi qui'Lpios et ri% aius.
875. Seeonde grande invasion des Norinans. A la suite des désastres de celle invasion , lamines el mortalités ellVayantes.
856. Naissance, à Carenlan , de Saint Léon , archevêque de Rouen , apôtre de la Biscaye , martyr.'
8/» 2. Année marquée par un grand nombre de phénomènes , qui jetèrent la terreur dans l'esprit des populations :
le 7 janvier, il apparut une comète qui dura sept nuits. Le 1 mars el le 1 .,r mai virent leurs nuits sillonnées par des elarlés boréales. Le M) mai , qui était un jeudi de l' Ascension , lu lune s'éclipsa totalement. Le 2*2 octobre, au soir, commença un tremblement de terre accompagné de mugisscmens souterrains, et dont les secousses revinrent durant sept jours. Le chroniqueur de I ontenelle, témoin occelaire lie tous ces laits , nous eu .i cr.iiser\v' la mémoire.
(A) Si l'évéquc fut lué par les Normans , comme l'a dit Régiuon , ou s'il mourut de mort naturelle pendant le siège de la ville , comme l'auteur des Annales Védastihes semble l'indiquer , c'est une question peu importante à discuter , cnrcdlc mort ne peut être regardée comme un martyre. Eu effet, si l'évêque fut martyr , tous les hahilaiis de Sainl-Laut , qui moururent avec lui , devraient donc l'être aussi , et tous ceux qui furent passés parles armes des Normans. Nous n'éc irons donc point Saint Liste martyr, comme tant d'auteurs, qui nous oui précédé , out écrit Saint Algérondc martyr. Ceux qui ont placé Algéroudc au siège de Saint-Laul , ne l'ont fait que par suite d'une erreur chronologique , et faute d'avoir connu les Annales Vcdasliunes et les actes du prieuré de Salnt-Laut de Rouen.
(B) L'église de Bayeux réclame un évéque du nom de Erlebaut , l'église de Coutanccs en réclame un pareillement ; or , cependant , il n'y en a qu'un , et qui n'est connu que par un seul acte : c'est celui qui accorde aux moines de Nanteuil la permission de s'établir à Corbény , et d'y déposer les reliques de Saint Marcou ; et au roi Charles-le-Simple de les recevoir sur un fonds qui faisait partie de ses domaines. Cet acte , daté du 22 février 905 , est signé simplement ITerteboldtis episcopus. Or, les Iles et la paroisse Saint- Marcou étaient et ont toujours été du diocèse de Coutances , Saint Marcou a toujours été regardé comme un saint appartenant au diocèse de Coutanccs; quel autre donc qu'un évéque de Coutanccs aurait pu donner ime telle pennissic n? Hcrmant dit que les saintes reliques furent enlevées par les clercs et les moines du diocèse de Bayeux, et transportées le long du rivage de la mer; mais , outre que ce fait n'a pas de garantie , quand bien même
jl serait vrai , il ne prouverait rien. Ce qui a pu le tromper , c'est que dans ces derniers temps le monastère de Saint-Marcou et les dîmes de la paroisse appartenaient à l'abbaye deCerfsy, qui est du diocèse de Ba y eux ; mais il n'avait sans doute pas fait attention qu'il n'en avait pas toujours été ainsi , et que le monastère , les dtmes et le patronage n'avaient été donnés à cette abbaye que long-temps après la conversion des Normans ; qu'en outre , les actes de la vie de Saint Marcou disent que ce Saint fut ordonné et envoyé en fonctions par un évéque de Coutances , et qu'il n'y a rien à objecter à ces actes. Herlebaut doit donc rester à notre église.
(B) Le Kague-Dik est un retranchement qui enferme les neuf paroisses de la pointe de la Hague ; il longe des ravins profonds , surmonte des obstacles de plus d'un genre, et touche par ses deux extrémités a la mer ; de sorte que cette partie du diocèse formait une vaste citadelle enfermée par la] mer et les falaises de ses rivages de deux côtés ; du troisième , par des ravins et des terrassemens de Irés-difDeilc abord.