‹ Histoire des evêques de CoutancesChapitre 50 sur 158 · chapitre · texte numérisé non relu

chapitre

L'évéque avait l'administration de tous ces biens : il en entretenait l'autel de la cathédrale , et le surplus formait son propre revenu à lui-tnéme : quand nous disons l'aulel , nous

(1) Terram Pinceralarum.

(2) totam moltam BuinoldeKiliœ.

(3) Ecclesias Verevillœ et Linnevill*.

(4) Eeclesias tanctœ Maria etSanctœ Trinitatii de Cenarié* burgo. Nous disons la deuxième , parce que nous avons parlé d'une première précédemment ; l'église Sainte-Marit est la cirapelle du château , fondéè en 998 par Richard II.

(5) Cum mansionibus trium biirgensium;

(6) Capellam de Flamengiit.

(7) Domo$ Yirgultuutm

(8) Capellam Sancti Nieolaii et terram qua ett in ee-deni burgo: Probablement Saint-Nicolas de Coutances.

(9) Feudum Robert i quod ett in aquii; (10) Teram de Âîodio.

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y comprenons tous les serviteurs de leglise ei les chanoines. Mais pour ne pas avoir le soin de distribuer jour par jour aux chanoines le pain et le vêtement qui leur étaient nécessaires, on détacha à diverses époques des parcelles de ces mêmes biens, et on les en fil usufruitiers ; telle est l'origine des prébendes, et ce mot veut dire tout simplement revenu attribué à un ecclésiastique pour sa subsistance : ab prœbenéam vitam. Quant à l'entretien du bâtiment lui-même , les évêques en étaient pareillement chargés dans l'origine : c'est l'intention bien positive des fondateurs et bienfaiteurs , mais par la suite ils s en déchargèrent le plus qu'il leur fut possible , et en firent peser une partie sur le chapitre , et l'autre sur les curés du diocèse. Le chapitre ne le supportait point patiemment : nous en verrons la preuve dans l'histoire de Claude Auvry. Les curés étaient bien plus dociles , quoiqu'ils eussent de bien plus fortes raisons de rejeter ce fardeau , qui n'était pas fait pour eux : ce fut pour la réparation de l'église (1) que la débite leur fut imposée dans l'origine ; mais les évêques se l'attribuèrent encore , et ce fut une branche de leurs revenus.

Il y eut une bonne partie de tous ces biens de perdus à f diverses époques , soit par l'incurie des administrateurs , soit par desévénemensde force majeure , et notamment au temps du protestantisme. lien revint d'autres par une multitude de donations plus ou moins considérables , et de diverses époques ; nous croirions superflu de les relater une à une ; nous remarquerons seulement que le tout finit par se classer en trois parts : les revenus de l'évéque , qui se montaient il y a un demi-siècle à quarante-quatre mille francs ; les revenus du chapitre , et les revenus de la cathédrale.

(1) Propttr reparationem eccletiœ.

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