I. Paris, i7"9, in
Faïences patriotiques. i6i
le sermenc, mais que ceux qui avoienc refusé d'abord ont reconnu qu'ils avoient eu tort, & qu'ils demandent maintenant à être admis à le prêter; le i8 de ce mois, la plupart des curés du département de la Charente ont fait dire à l'Assemblée nationale qu'ils n" avoient refusé de prêter le serment que parce qu'on les avoit trompés ; ils ont dit qu'ils se repentoient, qu'ils étoient prêts à le prêter, & ils ont prié de conserver les paroisses à ceux d'entre eux qui n'avoient pu encore être remplacés. M. l'évêque de ce diocèse a demandé que non-seulement les curés de ce département, mais même ceux des autres départements qui n'auroient pas voulu prêter leur serment d'abord & qui viendroient à se repentir avant qu'on les eût remplacés, fussent conservés dans leurs places & cela a été décrété de même. Ainsi, si notre curé a refusé , mais qu'on n'eût pas encore nommé à sa paroisse, il n'a qu'à prêter son serment, il sera conservé. Quand une fois on aura nommé il ne sera plus temps : celui qui sera nommé sera bien nommé ^. »
Cet article, sans doute envoyé à Le Quinio par quelque maire de campagne, a le mérite, à défaut de style, de rendre la façon de raisonner des gens de campagne : Celui qui sera nommé sera bien nommé! Tel était alors le véritable sentiment des paysans à l'égard des prêtres assermentés.
Naturellement les potiers prirent part au débat. Les faïences relatives au serment constitutionnel des prêtres turent peintes à de nombreux 'exemplaires. Le peuple voulait garder le souvenir des prêtres qui défendaient