‹ Histoire des faïence patriotiques sous la révolutionChapitre 33 sur 77 · IO · texte numérisé non relu

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F ûiences patriotiques

Un autre monument curieux est l'assiette qui représente Catherine Tetar bone citoyenne^ faïence qui vraisemblablement appartient à la même époque que la précédente.

A cette date, la religion se mêlait encore au civisme parmi le peuple nivernais, car ces différentes pièces sont de

N*> %Q, Assiette de l'école nivernaise.

fabrique nivernaise. J'ai déjà dit combien les mariniers des bords de la Nièvre aimaient à se faire peindre avec leurs femmes, leurs enfants, sous la figure de leurs saints. Cette assiette offre un type de ces représentations. Catherine Tecar voulue être peinte en sainte Catherine, & les potiers,

sous la Révolution. 2ii

obéissant à une sorte d'hagiographie naïve, n'oubliaient pas la roue sous laquelle la sainte périt martyre de ses croyances.

Depuis un siècle les yeux du peuple étaient familiarisés avec les représentations de légendes sacrées traduites en gai coloriage par le pinceau du potier. De pauvres gens à table, se trouvant par la vaisselle en communication avec leurs saints, se sentaient protégés par le trait d'union du prénom entre leur basse extraction & celle de martyrs célèbres.

La Révolution pouvait poursuivre les prêtres révoltés, fermer les portes des temples où des paroles de haine contre les nouveaux principes partaient de la chaire ; le peuple restait attaché aux légendes des saints.

En 1793, il en était des représentations du culte comme des peintures des Catacombes de Rome, où, à coté d'une fresque représentant Orphée, on voit une image de saint Luc. Au début, le christianisme fusionne avec le paganisme, chacun de ces cultes conservant ses symboles particuliers. De même à l'époque révolutionnaire.

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