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IMITATION DES FAÏENCES DE MARSEILLE ET DE STRASBOURG

L'immense succès et la valeur relativement peu élevée de la porcelaine ne tardèrent pas à déterminer la chute de la faïence : aussi nos industriels cherchèrent-ils à rimiter.

Des faïences s'en rapprochant furent exécutées à Rouen, vers la fin du dernier siècle. Ces pièces se distinguèrent par la blancheur de leur émail; elles furent cuites au moufle. De là résulte la fraîcheur de leurs teintes. (Voir, PI. 60, un spécimen de cette imitation.)

La fabrique qui fut le plus en renom pour ce genre nouveau et qui obtint le plus grand succès, fut celle de Levavasseur. Il y avait à l'Exposition universelle de 1867, deux jardinières, pièces excessivement rares, provenant de l'établissement que nous venons de citer; leur forme est exactement celle de notre Planche 53. La bordure, au lieu d'être d'un rouge brun, est d'un rouge laqué, avec personnages persans, le tout exactement dans les mêmes tons que notre Planche GO. Les pièces portent en toutes lettres : « Vavasseiir, à Rouan, » Le musée de Cluny possède aussi dans sa collection une jardinière du même auteur.

Notre assiette. Planche 60, provient de la collection de M. Rosot, receveur principal des douanes à Abbeville, qui en possède encore d'autres spécimens.

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