‹ Histoire des faïnces de RouenChapitre 16 sur 21 · INVENTION DU RACCOMMODAGE DE LA FAÏENCE · texte numérisé non relu

INVENTION DU RACCOMMODAGE DE LA FAÏENCE

Nous avons cru être agréable à nos lecteurs en leur transmettant ici une note relative au raccommodage de la faïence, qui date du commencement du xviii* siècle.

ç Ce fut à Paris que Ton trouva le moyen de tirer parti de la faïence cassée en rajustant ses fragments au moyen d'un fit d'archal.

€ Cette invention est due à un nommé Delille, natif du village de "Monjoiey en Normandie.

< Le succès qu'il obtint rapidement dans un grand nombre de cuisines et de petits ménages fit prendre un tel développement à cette petite industrie que les faïenciers, auxquels elle causait un tort considérable, voulurent la faire prohiber et intentèrent un procès à ceux qui l'exerçaient. Mais la bonne cause triompha, et un arrêt déclara libre la profession du raccommodeur de faïence (!2). >

Une terrible épidémie vient tout ù coup désoler toute la Normandie. La peste, ce fléau redoutable, ne tarda pas à étendre ses ravages jusqu'à la ville de Rouen, qu'elle dépeupla presqu'entièrement. Son apparition, qui plongea toutes les familles dans le deuil et les larmes, paralysa aussi tout commerce ; on abandonna entièrement les ateliers; on déserta même la ville. Ce ne fut qu'en 1670 que ces ravages cessèrent; ce n'est qu'à grand'peine et après de longues hésitations que le travail interrompu fut repris.

L'année 1670 donna naissance au décor dit à broderie, qui est sans contredit le plus joli, le plus recherché. Il fut créé par les Poterat.

Dans cette ornementation se rencontrent les dessins symétriques et rayonnants,.

(1) Exlrait de l'ouvrago Les Faïences de IVevers, par M. du Broc de Scgaoges.

(2) Extrait du Magasin pittoresque, année 184), page 239.

avec réserves sur les blancs du fond que du bleu foncé encadre. Ces réserves sont quelquefois rehaussées de rouge ou de jaune obscur. Les rinceaux contribuèrent aussi par leur élégance à la richesse de celte ornementation. «673 Louis Poterat, de Saint-Sever, reçoit des lettres patentes qui lui sont données par

le roi Louis XIV. Elles sont signées par le roi, par Colbert, ministre, et portent la date de Versailles, le dernier jour d'octobre 1673. La teneur de ces lettres accorde un privilège de trente ans qui doit par conséquent expirer en 1703. Il renferme l'autorisation de cuire la faïence imitant la porcelaine de Chine dont Poterat fut le premier inventeur, ainsi que la faïence violette, celle peinte en blanc, en bleu et en autres couleurs, imitant les mêmes formes que celles de la Hollande.

Ce fut Louis Poterat qui le premier innova le style rayonnant; il fut aussi l'inventeur de la porcelaine française, la première qui ait été fabriquée en Europe, comme le prouve un acte authentique, enregistré au Parlement de Rouen, qui fut déposé aux archives du palais de Justice de cette ville le 9 décembre 1673.

Il nous dota de même de l'imitation chinoise et japonaise dont les motifs furent empruntés aux échantillons tout récemment arrivés en France. A cette époque ces décors représentaient des arbustes, des meubles, des fleurs, etc. La bordure de ces plats était de la composition du peintre ; par une heureuse réussite, elle s'appropriait fort bien avec le sujet intérieur. Leur émail se reconnaît par la teinte verdatre que l'on y a introduite à dessein.

Ces pièces étaient de confection tellement grossière qu'il était nécessaire de leur faire subir l'opération du tour pour leur donner le degré de finesse voulu. C'est, il faut y faire attention, à l'aide de cette remarque que l'on parvient à classer les divers essais"de cette époque et à les séparer de ceux exécutés à partir de 1728 jusqu'à 1810.

Les ouvriers de cette fabrique venaient aussi en partie de la Hollande et de Nevers.

Louis Poterat mourut en 1696 et eut pour successeur de Villeray.

Le musée de Sèvres possède un moutardier en porcelaine qui sert de spécimen à cette fabrication; il est aux armes de la famille Asselin de Villequer.

M. Pottier, dans son Histoire des Faïenœs de Rouen (PI. 6), en a donné une reproduction d'après les dessins et documents que lui a communiqués M. Riocreux, le savant et aimable conservateur du musée de Sèvres.

1685 . L'inaction dans laquelle se trouve plongée encore une fois la fabrication rouennaise

fut occasionnée, à celte époque, par les querelles religieuses qui s'élevaient chaque jour. La persécution des calvinistes fut un motif puissant qui paralysa tout.'Ce ne fut que le retour au calme qui ramena la reprise des affaires.

im

En même temps qu'expirait le privilège de Nicolas Poirel, plusieurs industriels profitèrent de l'occasion pour fonder et exploiter de nouvelles manufactures. GoiUebaux s'établit alors rue Tousvents.

C'est seulement de cette époque que datent les premiers essais de polychromie (du grec iM>»c, polySy piuneurs; x/Mpo?» chromos, œtUeur) dont l'emploi ne fut tout à fait en vigueur que vers 1710. Le bleu, le vert, le jaune et le rouge sont les couleurs le plus ordinairement employées dans cette décoration. Ce nouveau genre ne tarda pas à prendre une grande extension, vu qu'il exigeait moins de soins de la part des ouvriers et aussi des artistes moins capables. De là résultait une économie dans la main-d'œuvre, ce qui permettait de livrer à meilleur marché au commerce un grand nombre de pièces.

C'est alors que commencèrent à prendre naissance les dessins dentelles, comme entourage ; mais ce genre ne fut entièrement formé que quelque temps après.

Le musée de Rouen possède une cuvette dont le centre représente un sujet chinois dont la bordure est polychrome. Il est signé le Brumenty 1699, Un plat à barbe porte sur son envers la date 1699, et le nom de Louis Leclerc.

C'est en vertu de la liberté accordée par l'expiration des privilèges, que Caussy fit construire, rue Saint;Sever, deux fours qu'il exploita avec son fils. Il forma divers apprentis et ouvriers nommés :

DsLAïutmB, J.-B., apprenti eo.

Noël, —

MosfTFBLLiEB fiU, élève 60.

Rossignol, Claude, —

En 1707 furent exécutées les quatre Saisons, bustes de grandeur colossale, en faïence, avec gaine, dont la composition est de Vavasseur.

À cette date se rattache la création de deux nouvelles fabriques exploitées par Dubois et Blandin.

Un ouvrier du nom de Denis Dorio fit la découverte d'un nouveau xouge qu'il employa avec succès pour le décor de la porcelaine. Les pièces exécutées par ce procédé sont fort rares et presque introuvables; cependant le musée de Rouen possède un échantillon de cette découverte. Il consiste en une potiche dont le sujet, d'un grand fini, représente Jésus et la Samaritaine; l'encadrement est formé par une guirlande de fleurs au milieu desquelles on distingue de nombreuses tulipes rouges, fleurs qui ont servi à l'essai de la nouvelle couleur.

Un broc, appartenant à M. Delaherche, porte la légende suivante : « Nicolas des Martinet, contrôleur général des finances, ilOS. » .

4709 L'abolition des privilèges et la situation précaire des finances du royaume, que

la guerre avait épuisées, vinrent à cette époque contribuer à l'accroissement et au développement de l'industrie faïencière; d'un autre côté, le roi Louis XIV, obéissant à un pressant besoin d'argent, fît le sacrifice de sa vaisselle d'or, qu'il envoya fondre à la Monnaie, et la remplaça par de la vaisselle d'argent à laquelle il joignit quelques pièces de faïences françaises et étrangères comme ornementation.

L'exemple parti d'en haut ne tarda pas à être suivi par les princes et par les princesses. A leur tour, les hauts dignitaires, courtisans flatteurs, dans le but de gagner les bonnes grâces du roi, suivirent son exemple. Leur argenterie, déposée à la Monnaie, fut convertie en espèces, puis versée dans la caisse du royaume.

Dès ce moment, la céramique fut appelée à remplacer les objets précieux ; et tout le monde se mit m faïence^ comme le dit le langage du temps. Ce désintéressement porta, pendant un certain temps, un préjudice énorme aux travaux d'art. La fonte de ces pièces détruisit à tout jamais ces chefs-d'œuvre de l'orfèvrerie, dont le travail artistique et la savante ciselure avaient coûté tant de labeurs et de veilles à leurs auteurs. — La valeur des objets précieux ainsi détruits s'éleva à la somme de trois millions.

La noblesse fit, dès cette époque, apposer ses armoiries sur la plus grande partie de sa vaisselle et des objets destinés à son usage. (Voir, PL' 4", un spécimen de quelques-uns de ces blasons.)

4712 Cauchois monte une manufacture qui, plus tard, passe aux mains d'André Pottier.

4743 Louis XIV accorde à la fabrique de Rouen le privilège d'employer, comme marque,

la fleur de lis. Pour perpétuer le souvenir de cette faveur, il commande à cette époque un service en faïence pour son usage particulier. Quelques-unes de ces pièces sont en la possession du musée de Sèvres, et portent pour marque cette fleur de lis

dont nous venons de parler plus haut. Au-dessous se trouve une lettre qui est probablement la signature du peintre. Nous avons, Planche 5, un cache-pot octogone portant cette marque et la lettre P, qui est évidemment celle de la fabrique des Poterat. 474g Le musée de Sèvres possède aussi un autel décoré dans la manière de Delll, et

portant la signature Fcburier Borne, avec la date 4716.

4717 ' Epoque de laquelle date une demande, signée du sieur Poterat, de Saint-Etienne, relative à la suppression de plusieurs fabriques. Dans cette réclamation, il allègue le bénéfice de son privilège; mais aucun arrêt n'est pris à cet égard.

4719 Une nouvelle manufacture est fondée par un nommé de la Mettairie.

1720 La fabrique du sieur Poterat, de Saint-Etienne, passe, par un acte de vente, entre

les mains du sieur Nicolas Fouquct, qui mourut le 14 mai 1742. Ce dernier occupait

dors deux peintres connus sous les noms de Duverderet et de Jean-Jacques Hachet. La faïence qui se fabriqua chez lui était très-fine et généralement décorée de dessin» en broderies.

1711 Etablissement de H** Lecoq, de Villeray, au faubourg Saint-Sever.

1711 Le tarif des douanes, dont nous avons signalé Tapparition en 1664, subit en cette

année 4725 divers changements occasionnés par la fraude qui s'exerçait alors sur une grande échelle. Au lieu de payer par douzaines de pièces (nombre qui n'était jamais . déclaré exactement), il fut perçu cinq sols par 100 pesant^ emballage compris.

Les deux sphères monumentales qui figurèrent à l'Exposition universelle, et dont la décoration est due à Pierre Chapelle, alors employé dans la fabrique de M"* Lecoq, de Villeray, sont de cette époque. Les piédestaux représentent les quatre Éléments ainsi que les quatre Saisons; ces sujets sont enrichis de guirlandes de fleurs avec des attributs, le tout savamment agencé.

Ces pièces symbolisent évidemment l'apogée de l'art; elles portent pour marques, sur un cartouche ovale : c A Rouen, 1725y peint par Pierre Chapelle. » Sur le globe céleste se lit la mention suivante : c Glob, CeUst. juoUa. astrqno. recentio D. Hacquet. sac. S. Salvatoris, Botho. dedneavit. » Ce qui signifie : Globe céleste peint suivant la méthode astronomique de Hacquet, de Rouen.

C'est aussi vers cette époque que ce dernier publia son système.

HM Fondation de la manufacture de Macarel et Leclerc.

4719 Établissement du sieur Poitevin, qui, en 1730, eut pour successeur Heugue

Guillaume. Celui-ci employa les ouvriers dont les noms suivent :

Gbzct de 1748 à

NoKHAXD 4754 à 4756.

Peedu (J.) id. id.

Valette id. id.

GuTiGRT (Pierre-Fnoçois). id. id.

DocHEMAi?! père id. id.

DucBEHAiN fils de 4754 à 4756.

Barbet (Êtienae) id. id.

Barbet (Louis} id. id.

TuREAU id. id.

Picard jeune id. id.

Yallet id. id.

1730 Ce fut Guilbaut qui perfectionna la fabrication représentant l'imitation chinoise.

Cette décoration, qui se composait alors de paysages avec fabriques, le tout garni d'arbres impossibles, de rochers, de barrières, et même de personnages tout k fait grotesques, prit entre ses mains une tournure tout autre et presque française ; les bordures renfermèrent des fleurs japonaises, avec quadrillés verts, le tout parsemé de petites croix d'un rouge vif.

Un service complet, signé par cet artiste, fut fait aux armes des ducs de Hontmorenqy. (Voir les armes, PI. i'*.) Un plat, provenant de ce service, figure dans b collection de M. Gustave Gouellain, de Rouen.

Il est à remarquer ici que le genre de décoration employé pour les pièces armoriées ne différait pas de celui en usage dans le commerce, ainsi que le prouve notre Planche 38, qui est, l'écusson en moins, la reproduction exacte d'un plat de ce service. La seule différence qui existe, c'est que la fleur qui se trouve dans le rond, au milieu du marly, est remplacée par l'armoirie. Ce plat fait partie de la collection de M. Delpech, avoué à la Cour impériale d'Amiens.

Le dessin ne fut une composition spéciale qu'à de rares exceptions et seulement pour perpétuer le souvenir de faits remarquables.

Le décor sur fond bleu lapis et laqué doit aussi provenir de cet établissement, car on remarque sur les fonds les mêmes quadrillés ainsi que les mêmes fleurs. (Voir PL 45 et 46.)

. Le travail soigné et délicat de cette fabrique la plaça au premier rang.

473i Première époque à laquelle on fait remonter l'origine de la faïencerie de

Sinceny (1), qui peut, à juste titre, être considérée comme une succursale de la fabrication rouennaise. Ses produits, du reste, s'assimilent parfaitement à ceux de cette école ; souvent même ils s'y trouvent confondus sans qu'il soit possible d'y faire aucune distinction.

J.-B. de Fayard, gouverneur de Chauny et seigneur de Sincêny, fut le premier autorisé, par lettres patentes signées du roi Louis et datées de Versailles du 45 février 1737, à établir en son château une manufacture de faïence. Ces mêmes lettres furent enregistrées au Parlement le 6 juin 1737.

Cette date (1734) se retrouve sur une assiette en camaïeu bleu provenant de cette manufacture; elle indique ainsi, d'une manière presque certaine, l'époque de ses premiers essais.

Le camaïeu bleu fut la couleur primitivement adoptée, mais on ne tarda pas à y adjoindre le rouge, le jaune et le vert. (Voir PI. 21, 36, 59.) On se servit du poncif pour exécuter plusieurs dessins d'imitation chinoise.

M. Warmont a représenté les fac-similé de ces poncifs dans plusieurs planches de son intéressant ouvrage intitulé Recherches historiques sur les faïences de Sinceny^ et dans lequel nous avons puisé quelques détails.

Le décor à la corne fut aussi de son ressort; le fini de ses pièces lui valut une

(I) Village pittoresque du déparlement de l'Oise, à 4 kilomètres de Chauny.

cotaine réputatiofi. Dans cette ornementation dominait le rouge d'œillet. On exécuta aussi d'autres décors représentant des perruches jaunes ou vertes perchées avec élégance sur des brandies garnies de fleurs. (Voir PI. 59.) Au milieu de tout cet ensemble prennent leurs ébats de légers papillons qui, placés à propos, viannenl en rompre la régularité. D'autres fois encore on représenta des animaux fantastiques, dragons et autres. (Voir PI. 55.) Il se rencontre aussi sur certaines assiettes des. cartes à jouer entourées d'une guirlande de fleurs formant un trompe-l'œil.

Avant de terminer, citons quelques pièces que M. de Robillard de Beaurepaire a décrites dans son ouvrage intitulé Les faïences de Rouen et de Nevers à l'Exposition universelle.

Ce sont deux plats ronds ayant le dragon au fond, genre sino-rouennais ; plusieurs assiettes à demi-populaires, dont l'une représente un combat de coqs, l'autre un cordonnier prenant mesure à une jeune femme ; une troisième est encadrée d'une bordure rocaille, où se voit un amour portant une corbeille, un soldat battant de la caisse, et un marchand de peaux de lapins. Leur dessin est d'une couleur éteinte un peu fade, tel que le décrit le docteur Warmont, page 94 de son ouvrage.

Ici nous avons cru utile de citer les noms des peintres ainsi que la date de leur séjour dans ce centre de fabrication.

Jeahnot (Pierre) en 4737.

GoiGifAHD (Philippe-Vincent).

CoiGXARD (Antoine]. . .

IIalerut (Léopold}. . .

Dausst (Alexandre). . .

Lelodp (Julien). . . .

GHArauJE (Pierre-Antoine).

id.

id.

id.

id.

id.

Bedacx (Joseph) en 4737.

Lecoxtb( André Joseph). • . id.

Berthakt (Pierre) id.

BoBNB (Claude). . . de 4754 à «4752.

Gbail (François-Joseph). . . en 4769.

Le Cerf (Joseph) en 4773.

Le musée de Rouen possède un pot, façon anglaise, portant la mention c 4735, Boueny i et les lettres L C, qui seraient la signature attribuée à Leclere. — Un encrier en forme de cœur, décor camaïeu bleu et rouge, existe dans la collection de M. Osval Dimpre, à Abbeville. Il porte la mention suivante : c Marguerite Fougue, femme de François Camus, 4735. »

Deux plats, appartenant à M. Baudry, Alfred, ont figuré à l'Exposition de Rouen; Tun porte l'inscription suivante : c Pinxit, 4736, C. B. (marque de Claude Borne), i n a 58 centimètres de diamètre; le sujet central représente Vénus et Adonis; la bordure est recouverte de fleurs se détachant sur un fond bleu lapis. — Le second plat, de même dimension, représente les quatre Saisons, et porte la légende c Borne pinxit, anno 4738. > Il a aussi pour bordure une guirlande de fleurs sur fond bleu lapis*

C'est seulement à cette époque que des ouvriers peintres furent mandés de Rouen en Lorraine. .

Cette date se retrouve, avec le nom des époux, sur un vase oflert en cadeau de mariage.

Epoque de l'établissement de Fossé, Gabriel. Après sa mort, cette manufacture fut exploitée par sa veuve.

En 4740, Dionis, François-René, entreprit pour son compte la fabrication; il succéda à M" veuve de Villeray, dont le mari avait lui-même succédé à Poterat.

François Heugue aine s'établit aussi à cette époque. Voici les noms des peintres qui furent employés dans son établissement.

HEOGue (François).

FiLLATRE (Nicolas).

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